‹ De l'indemnité parlementaireChapitre 18 sur 40 · GARE · texte numérisé non relu

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Joseph de Maistre était certainement l'interprète fidèle de beaucoup de contemporains lorsque. dans ses Considérations sur la France, il tournait en ridicule l’allocation fixée par la constitution de l’an IT : «C'est peutêtre, disait-il, une illusion de ma part, mais ce salaire qu'un néologisme vaniteux appelle indemnité, me semble un préjugé contre la représentation française. L’Anglais, libre par la loi et indépendant par sa fortune, qui vient à Londres représenter la nation à ses frais a quelque chose d’imposant. Mais ces législateurs français qui lèvent cinq ou six millions sur la Nation pour lui faire des lois, ces facteurs de décrets, qui exerçent la souveraineté nationale moyennant 8 myriagrammes de froment par jour et vivent de leur puissance législative, ces hommes-là, en vérité, font bien peu d'impression sur l'esprit et lorsqu'on vient à se demander ce qu'ils valent, on ne peut s'empêcher de l’évaluer en froment (1). »

Nous devons constater que la constitution de l'an LIT, à la différence de ce qui s'était passé en 1791, règle la question de l’indemnité parlementaire par une disposition constitutionnelle, au lieu de la régler par une loi ordinaire ou par un décret. Nous aurons à nous demander plus tard quelle est sur ce point la solution logi-

que.

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