‹ De l'indemnité parlementaireChapitre 20 sur 40 · Archives parlementaires, 2° série, t. 23. p · texte numérisé non relu

Archives parlementaires, 2° série, t. 23. p

are soit alloué une indemnité aux députés sans fortune qui se sacrifient pour le bien de leurs compatriotes fut repoussée dans la séance du 28 avril 1848 par l’ordre du jour ; M. de Laboulaye, rapporteur, disait à ce sujet: « La dignité et l'indépendance de la Chambre ont également repoussée l’idée qu'aucun de ses membres püt recevoir un salaire autre que l'honneur. » (1).

Un mois et demi plus tard, dans la séance du 7 juin 1828, la discussion fut reprise à propos d’une pétition du sieur Dudouit, avocat à Paris, concernant l’attribution d'honoraires aux députés. M. Charles Dupin s’opposa à l'orde du jour réclamé par le rapporteur. Ses arguments méritent d’être cités : & [Il y a, dit-il, des départements où l'on n'a pas besoin de payer 600 à 700 fr. de contributions pour être éligible à la Chambre des députés. Comment voulez-vous qu'avec une aussi médiocre fortune, un député, père de famille, vienne à Paris de 200 à 240 lieues, et reste six mois chaque année dans la capitale? Laissera-t-il sa famille dans ses foyers ? il lui faut un double ménage, l’amènera-t-il avec lui ? ses dépenses seront doublées, triplées peutêtre : il sera dans la misère. Je parle sur cette question avec d'autant plus de liberté que je suis fonction naire rétribué, et que je demande une rétribution pour les seuls députés qui déjà ne reçoivent rien du Trésor

public. Je voudrais donc qu'une somme modérée, mais

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