Mégéthologie de Coi.rsot
dire autant des autres formes du nombre généralisé, et n'admettre comme nombres que l'ensemble des nombres entiers. Seulement, ce n'est plus qu'une question de mot, car si les nombres irrationnels n'existent pas, les grandeurs incommensurables existent, et alors, au lieu de distinguer les nombres entiers des autres espèces de nombres, il faudra distinguer les grandeurs mesurables et celles qui ne le sont pas, c'est-à-dire celles auxquelles correspondent des nombres proprement dits, et celles auxquelles il n'en correspond pas. Cela dépend uniquement de l'extension qu'on attribue à l'idée de nombre, c'est-à-dire en somme d'une définition verbale. Toujours est-il que si l'on a été amené à inventer les nombres fractionnaires, négatifs, irrationnels, c'est à l'occasion de certaines grandeurs, et afin de les représenter. Qu'on les appelle ou non des nombres, il n'en est pas moins vrai que ce sont des symboles de grandeurs, et c'est à ce titre seul que se justifie leur introduction et que s'explique leur rôle dans l'Analyse.