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dû au secret de la confession dans le sacrement de la Pénitence, que les tribunaux du ressort du Sénat de Savoie. et du Sénat de Piémont conforment leur jurisprudence à sa doctrine, et que cette doctrine inspire encore, deux siècles plus tard, la Cour d'appel de Turin (1).
C'est Farinaccius, un romaniste encore, qui, à différentes reprises, insiste sur l’inviolabilité du secret de la confes-. sion, et qui, à l’encontre des idées de son temps, seul de tous les jurisconsultes, refuse de laisser fléchir la règle en cas de lèse-majesté (2).
C'est un avocat comme Robert qui ne craint pas de dire du confrère assez indiscret pour trahir la cause de son client : « Rem facit perfidam, nefariam et sceleratam (3). »
Bouchel, lui aussi, veut que le prêtre garde fidèlement les confidences reçues au tribunal de la Pénitence ; cependant, devant l’'énormité du crime de lèse-majesté, il hésite, excuse d’abord la révélation volontaire du confesseur, et
proinde ad testimonium dicendum cogendus est, nisi obeam causam in fraudem captatum ipsius patrocinium probetur, in aliis causis nihil prohibet quo minus testis esse non possit. (Code, lib. IV, tit. xv, de Fin., 19, p. 326.) — Antoine Favre, président du Sénat de Savoie (1557-1624).
(1) Sacerdos neque cogi potest a suo superiore ut confessionem sibi factam propalet et revelet ; neque, si id faciat, fide ulla dignus est, sive quod sid illicitum testimonium contra leges sacrosque canones datum, sive quod non sit credendus sacerdos scire tanquam homo quæ illi tanquam speciali christi optimi vicario explicata sunt. (Lib. IV, tit. xv, De testibus, def. 38.)
(2) Sacerdos non potest delicta commissa per confitentem revelare, etiam quod sint atrocissima, ac etiam quod continentur sub crimine læsæ majestatis, imo nec etiam ad id cogi potest de mandato papæ. — Farinaccius, avocat à Rome (1554-1618).
(3) Rerum judicatarum, lib. IT, cap. xIx.