‹ De L Obligation Au Secret ProfessionnelChapitre 24 sur 63 · D NT ONE · texte numérisé non relu

D NT ONE

capable de comprendre l’ensemble des infidélités professionnelles et qui n'en puisse comprendre aucune autre.

L'exercice de la profession amène la connaissance de secrets étrangers à la profession, comme la confiance dont jouissent les membres de la profession, dépassant le cadre de leurs attributions normales, détermine des confidences étrangères à la profession, les unes utiles, les autres inutiles au ministère du confident, les unes et les autres sans démarcation précise entre elles, les unes et les autres également provoquées par la qualité profession nelle, les unes et les autres escomptant les mêmes garanties, les unes et les autres également nécessaires, les unes et les autres méritant la même protection. Est-ce que le médecin, auprès du lit d’un malade, a la liberté de confiner son rôle dans les observations purement médicales ? Estce que le malade a la liberté de ne communiquer que les secrets du corps? Pour être tout à fait médecin, il faut être quelque chose de plus que médecin. Entre les secrets du corps et les secrets de l’âme, il y a souvent une mystérieuse et intime solidarité. Les rapports du physique et du moral exercent leur influence sur les fonctions du médecin, qu'ils étendent nécessairement. Ainsi en va-t-il du prêtre que son caractère fait encore dépositaire de secrets en dehors du confessionnal : au directeur de conscience, le pénitent ouvre son âme avec une confiance aveugle qui ne veut s'inquiéter ni du lieu, ni de la forme de la confidence. Ainsien va-t-il de l'avocat destiné, par ses fonctions mêmes, à recevoir, au dedans et au dehors du cabinet, les communications les plus hétérogènes, avec cependant ce point de ressemblance qu'elles sont toutes soulenues par la, même foi en la discrétion

professionnelle.

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