‹ De la contrainte par corps en matière civile et de commerceChapitre 12 sur 255 · V. aussi Denys, V · texte numérisé non relu

V. aussi Denys, V

(3) Saumaise, p. 807.

XVI mÉFACE.

sa loi ne fut pas de longue durée. La suite de l'histoire romaine nous montre l'esclavage pour dettes subjuguant le petit peuple au profit d'une aristocratie avare et cruelle. L'esclavage pour dettes a été pendant de longs siècles la lèpre de Rome. Il est né sur le sol italique ( comme ailleurs ) par ses racines propres; il s'y est fortifié par celles qu'il tirait des nations asiatiques et grecques, qui eurent avec Rome un lien commun d'origine. L'avidité des patriciens le retrempa ; il fit partie de cet art politique, dans lequel ils furent des maîtres si savants, et qui organisa le prêt à intérêt en moyen de domination.

Mais voyons de plus près par quels moyens juridiques le débiteur tombait sous la main de son créancier. Il y en avait deux : le nexum et Yaddiclio, la convention et le jugement. C'est au fond le système de la Grèce ; mais les détails en sont différents ; ils méritent d'être étudiés dans leur originalité.

Quand on parle de la convention comme cause d'engagement de la liberté, la première idée qui se présente à l'esprit c'est de se demander comment il était possible que le citoyen romain, réputé, pour*ainsi dire , sacré par les lois Porcia et Sempronia, ait eu le pouvoir de porter la main sur son état et de le diminuer par sa volonté (1). Et l'on se rappelle alors les textes des lois et les dis-

(1) Argument de ce que dit Hotmail, Quœst. illuslr.y 1G.

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