V., dans la Collation des lois mosaïques, un texte d'Ul
pien, tiré De officio proconsul/s^ Et Saumaise, p, &G2, SC'i, 865.
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c'est qu'avant la régénération chrétienne t ces belles maximes en l'honneur de l'inviolabilité de l'homme libre et du citoyen ne reposaient pas sur des notions d'équité généralement et profondément inculquées. Inspirées à ceux-ci par l'orgueil civique , à ceux-là par la résistance à l'oppression , à d'autres, plus éclairés que la multitude, par des sentiments d'humanité trop peu répandus, elles ^'exprimaient chez les anciens que des vérités relatives et non pas ces vérités essentielles , ces grands principes de droit naturel que nous tenons pour immuables et sacrés. Aussi voyons-nous a chaque instant la dignité humaine en céder quelques lambeaux à des intérêts plus puissants. J'admire les jurisconsultes qui , comme Théophile (1) et Godefroy (2) ,.se sont mis l'esprit à la torture pour s'expliquer ces ventes d'hommes libres dont il est si souvent question dans les textes du droit romain (3). Je suis bien plus surpris encore des doutes élevés à ce sujet par des auteurs graves, dont 1* Allemagne considère les ouvrages comme classiques (4). Faut-il donc fermer l'histoire des temps républicains , et oublier les misères de la décadence, et le tableau tracé parSalvien de ces hommes libres qui s'exilent de leur propre condition , et
(1) Sur les Instit,, De jure person,, § 4.
(2) Sur la constit. 59 de l'empereur Léon.
(3) V. les tit. du Digeste et du Code De libérait causa, et encore, Quibus ad liber t.
(4) V. le Traité du droit de gage de Schilling, traduit par M. Pellat, n° 210, note.