‹ De la contrainte par corps en matière civile et de commerceChapitre 28 sur 255 · PRÉFACE. XL · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XL

convaincu (et un passage de la République de Cicéron confirme cette opinion (1) ) que c'est le même fait narré avec des variantes, qui n'en altèrent pis le fond (2), et défiguré par quelques erreurs de copistes faciles à rectifier.

Mais quel fut l'objet de la loi Pœtelia ? quelle fut sa vraie portée? Statua-t-elle pour le passé et pour l'avenir, ou pour le passé seulement ?

D'après le récit de Benys d'IIalicarnasse, il semblerait que la loi Pœtelia se serait bornée à rendre la liberté aux nexit à ceux qui étaient déjà placés dans la môme condition que le fils du tribun militaire Publius. Si nous devons en croire Yarrbn,cet élargissement ne fut pas pur et simple; il ne fut accordé que sous la condition que les nexi jureraient qu'ils étaient insolvables (3).

(1) « Quùm sunt, propter unius libidinem, omnia nexa » civium liberata, neetireque posteà desitum.» [De republicâ, II. 35.)

(2) Sa um aise, loc. cit,

M. Niebubr suit son opinion, t. 5, p. 211 et 405. Mon comm. du Prêt (Préface, p. Ij et lij).

(3) « Ut omnes qui bonam copiant cjurarunt, ne essent nexi, i sed soluti. » La traduction de Vairon, par M. Nisard, porte : ' Et il fut établi que ceux qui affirmeraient par serment > qu'ils sont en étal de parvenir à se libérer cesseraient d'être ». obligés. » (P. 539.)

Le même sens est reproduit par M. Niebubr, t. 4, p. 389, t. 5, p. 213. Mais c'est une erreur; et il faut dire, avec Cujaset le dictionnaire latin de Danetius, que c'était le serment d'insolvabilité qui fut demandé auxnexi. Le contre-sens de la collection Nisard et de M. Niebubr vient de ce qu'ils

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