CVIII PRÉFACE
biens et droits du débiteur. L'adjudicataire était successeur universel; il succédait m universumjus(l). Mais il ne succédait pas comme héritier du droit civil; il n'avait qu'une succession prétorienne, imitation de la succession civile (2). C'est pourquoi il n'avait que des actions utiles à exercer au nom du débiteur, et c'était également par des actions utiles que les créanciers pouvaient obtenir de lui chacun leur prorota (3).
Quant au débiteur, il éprouvait un changement d'état qui détruisait son exïstïmaiio par une diminution infamante (û). Il était censé mort à ses créanciers en vertu d'une fiction qui imitait la loi des douze Tables (5) , et il ne pouvait plus être recherché (6).
Telle fut la proscripiiobonorum; on la voit en pleine
(1) Juslinien, Instit., De succcss. sublatis. (jl) Caius, III, 77 et suiv.; IV, 45 et SO.
Théophil., loc. cit.
Zimmern, p. 232.
(3) Caius, III, SO, 81; IV, 35.
Théophil., loc. cit.
(4) Cicer., Pro Quintio, VIII, IX, XIII, XV. Sénèque, De benef., VII, 1.
Caius, II, 154, et III, 24.
Tertullien, Apol, IV.
Just., Instit., De hœrcd. qualit. et di[jtJ § 1.
(5) Arg. de ce que dit Paul, 1. 65, § 12, D., Pro socio. Cujas sur le tit. du C. Qui bonis ccdere possunt.
(6) M. Ortolan, p. 1089.