PRÉFACE. CM
Alexandre Se\ ère dans la loi 1 1 auC. , Exquibuâ causte infamia irrog.(i). La raison en est, comme leditGujas, que la vente ne se faisait pas malgré lui comme dans le cas de bonorum proscriptio (w2). Par l'effet du
bénéfice de cession, le débiteur était libéré, sinon > jutr. du moins par l'exception nui bonis cessent (o). Toutefois, s'il acquérait après la cession de biens de nouvelles facultés, il pouvaitêtre actionné par ses créanciers (4), sauf à lui laisser ce qui lui était nécessaire pour ses besoins personnels (5). >ous voici maintenant parvenus à ce point : Le débiteur condamné est dans tous les cas saisissable par corps; il n'est pas besoin qu'une convention ait engagé son corps au créancier; par l'effet de la chose jugée, le créancier a le droit de faire prononcer son addiction et de le conduire dans sa maison pour lui faire subir, jusqu'à ce qu'il paie, les travaux et les traitements réservés aux esclaves.
Cependant les créanciers pourront préférer à cette exécution corporelle la vente des biens du débiteur; ils le déposséderont, ils ouvriront sa suc-
(1) An 224. Cujas, toc. cit.