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prisons pouvaient également servir à h, détention des prisonniers pour dettes.
si ce que nous voyons clans une anecdote du saint Louis. » La roinc Blanche, mère de saint Loys, qui lors gpuvernoit le royaume de France, oy dire que les chanoines de Nostre-Dame de Paris avoieut emprisonné plusieurs hommes »et femmes de cors qui ne leur pouvoient paier leurs tailles, clavoient, en la prison, moult de mes aizes; parquoi la roine qui et grand pitié, Jist rompre les prisons des dicls chanoines et lès fit délivrer. - Et pour ce que cette roine avoit pitié ens qui ainsi estoient serfs, ordonna en pluurs lieux que les gens fussent affranchis moyennant autres droits et seigneuries que les eigneurs prendraient sur leurs hommes et femmes de cors; et le fit en partie pour la pitié qu'elle avoit de plusieurs belles filles à marier qu'on laissoit à prendre pour leur servitude, et »en estoient plusieurs gastées (1). »
Les chanoines avaient droit de justice seigneuriale. Ils avaient leurs prisons, et c'était là qu'ils retenaient par la contrainte corporelle leurs serfs débiteurs de tailles.
Ces prisons seigneuriales étaient d'horribles heux. Elles étaient étroites, humides, souterraines comme des culs de basse-fosse, privées d'air et de
(t) Dulaure dans son Histoire de Paris, I. m, p. 46 47 et l'abbé Lebœuf dans son BUtoiredu diocèse de Paris t ix' p. SCO et 367, ont donné des détads eurieux sur ee fait '