‹ De la méthode littéraire; journal d'un professeur dans une classe de premiereChapitre 188 sur 443 · CORRECTION DU DIALOGUE · texte numérisé non relu

CORRECTION DU DIALOGUE

Le dialogue, quoiqu'il fût beaucoup plus facile, n'a pas été mieux traité. Les meilleures copies, sèches et ternes, ne dépassent guère la moyenne. La note de Y., coté 9, représente assez bien mon jugement sur la classe :

Il n'est pas permis, lorsqu'on est un bon élève et qu'on voit les idées fécondes, de les exprimer avec tant de négligence dans les premières pages et de les étrangler avec tant de hâte dans la dernière. Tout est aperçu, rien n'est étudié.

Je lui pardonnerais encore certaines fantaisies de style et d'orthographe, le même mot répété à deux lignes de distance, apercevoir écrit avec deux p, ou la phrase suivante, qu'on pourrait qualifier (vu les circonstances) (i) de style d'inondation : « Dès qu'il eut aperçu, émergeant des papiers qui inondaient la table, la tête de l'écrivain... » Mais la négligence, la paresse d'examiner, de chercher, de raisonner, ne sont pas moins sensibles dans les idées que' dans l'expression. Voyez, par exemple, la page 4- Voici les observations écrites en marge :

Lesquels ? — Gomment ? — En quoi ? — Pourquoi ? — Lesquels ? — Précisez. Quels traités ? — Pourquoi ? Quels avantages en recueillait la France ?

Vous vous exprimez par de simples allusions ; les idées restent vagues ou sèches ; vous n'expliquez rien ; vous ne prouvez rien...

Et je parle là des élèves moyens !

Le reste ne vaut pas l'honneur d'être nommé.

Quelques voix. — Composition en physique I — Oui, je sais. La classe de français paie toujours pour les autres. Mais il y a certainement d'autres causes, sur lesquelles il est inutile d'insister, et je dépasserais les bornes de la naïveté permise si j'acceptais sans réserve votre perpé-

(1) Février igiol

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