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JUGEMENT DES ÉLEVÉS SUR LE ROMAN

manière de terminer cette causerie était de voir ensemble nos propres opinions exprimées sous la forme même que nous voudrions leur donner. Deux articles de Jules Lemaître, dans ces Contemporains que vous aimez à lire, sont pour nous les modèles du genre. Comme vous ne paraissez pas connaître les œuvres de Ferdinand Fabre, dont il parle dans le meilleur, nous nous contenterons de celui qu'il consacre à Alphonse Daudet.

[Analyse écrite des chapitres m et iv, sur les sujets dans les contes ; des chapitres v et vi sur le pathétique et le pittoresque dans Daudet.]

C'est ainsi qu'on se rend compte de ses impressions, et qu'on se range dans <c les habiles » par la clairvoyance du jugement, sans cesser d'être « peuple » (dans le bon sens du mot) par la simplicité des goûts, la naïveté du sentiment, la solidité du bon sens. Jules Lemaître, en terminant son étude sur Daudet, ne trouve rien de mieux à citer, pour résumer ses opinions, qu'une parole de Montesquieu (p. 290). De même, vous, mes chers amis, si vous avez bien profité de vos études littéraires, vous serez heureusement surpris que votre jugement personnel sur les auteurs les plus modernes s'inspire des mêmes motifs qui firent condamner jadis ou approuver par les classiques les œuvres contraires ou conformes à l'éternelle beauté.

Ce sujet a été proposé depuis par la Sorbonne dans la section G, sous la forme suivante :

« Quel genre d'intérêt offre, quels avantages et quels dangers présente la lecture des diverses espèces de romans ? »

(21 octobre 19 10.)

Bezard. — Méth. 45

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