‹ De la méthode littéraireChapitre 145 sur 424 · I. — Lectures · texte numérisé non relu

I. — Lectures

1. Vous relirez le fragment du Traité du vide de Pascal et V Arrêt Burlesque de Boileau ; vous en dégagerez sans peine une définition de Vidée de progrès. Cette idée va prendre une importance très grande au xvin" siècle, jusqu'au jour où Condorcet lexposera (1794) dans son éloquente Esquisse d'un (ableau des progrès de VEsprit humain, testament de cette grande époque.

a. Vous verrez, dans vos histoires littéraires, ou dans le recueil de Vial et Denise, les principaux épisodes de la Querelle des Anciens et des Modernes, qui furent comme les escarmouches précédant une grande bataille. Si mal choisi que fût le terrain de la lutte, elle n'en portait pas moins sur cette idée de progrès,

— soit qu'elle mît en présence Perrault et Boileau, de 1687 à 1700 ;

— soit qu'elle recommençât, de 1714 à 17 17, entre Houdar de la Motte et M'"^ Dacier.

IL — Critique du chapitre X de la Lettre à l'Académie.

I. Vous constaterez la 6ana/i/e extrême des dix remarques BnzAKD, — Méth. lO

2^2 PUOGRÈS nK I,A UAISON DANS LA SOCIKTÉ

de Fénelon, et l'insignifiance de presque tous les développements.

2. Vous rappellerez, pourtant, que Fénelon était un esprit hardi, original, au point qu'on l'a traité de rêveur, d'utopiste, de « bel esprit chimérique ». Vous en chercherez des preuves dans les chapitres m, v et vm de la Lettre à l'Académie, sur la Langue, la Poétique et l'Histoire.

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