Leur solidité
a) Liberté du travail et liberté du commerce — suppression des corporations — libre commerce des grains.
6) Egalité de tous devant la loi et devant l'impôt — suppression des corvées.
c) Humanité plus grande dans l'administration — appel à l'opinion — Il a voulu « enseigner le peuple ».
Vous me redirez peut-être que Turgot connaît toutes ces choses et qu'il n'est pas besoin que Voltaire les lui expose... Mais il ne s'agit pas de les lui exposer; il suffitde les lui rappeler brièvement /jour en/aire l'éloge. Or, jamais, vous le savez bien, vous avez pu déjà le voir autour de vous, jamais on ne déplaît à un homme lorsqu'on loue devant lui les principes qui lui sont chers. Jamais, en particulier, nous ne trouvons fastidieux l'éloge de nos idées politiques, et la centième édition de ce panégyrique nous paraît tout aussi flatteuse que la première ; à plus forte raison quand nous avons passé notre vie, donné le meilleur de nous-même pour en assurer le triomphe. Soyez sûrs que Voltaire n'éprouve pas plus de plaisir à parler des principes chers à son cœur, que Turgot à les entendre rappeler par un tel philosophe... Il suffit de mettre dans le style la discrétion et la brièveté convenables. Vous avez, du reste, la ressource, non moins appréciée sur ce genre de sujet, de critiquer vivement les principes contraires. Si le radical ne se lasse pas d entendre louer le progrès, si le conservateur s'attendrit infailliblement à l'éloge de la tradition, vous n'ignorez pas que 1' <.< éreintement » des idées de leurs adversaires est encore un plus sûr moyen de gagner leur sympathie.
Donc :