‹ De la méthode littéraireChapitre 325 sur 424 · La lecture ne sert gu'à préparer le baccalauréat · texte numérisé non relu

La lecture ne sert gu'à préparer le baccalauréat

Cette première idée vous était indiquée dans la matière; je 1 avais mise exprès, comme une planche de salut, et m'attendais à la voir saisir par une douzaine d'infirmes : elle n'en a secouru que trois. Et ceux-là même regrettent leur choix ; ils n'ont pas le courage de leur opinion ; ils s'excusent ; ils n'osent pas avouer qu'en dehors du baccalauréat rien ne leur semble utile et que le succès à l'examen est le seul but qu'ils poursuivent dans leur série de lectures forcées.

Quelle singulière timidité, dis-je à Z.l II fallait nous faire tout simplement, tout rondement votre confession, et nous dire :

« I. Je suis sportif. Je lis peu ou point. Tout au plus Ruy Blas a-t-il pu me retenir un moment. Mais, pour être franc, la lecture m'ennuie. J'aime mieux le cheval, ou l'auto.

« 3. Pourtant, je suis aussi un garçon pratique. Je reconnais que Sarcey, Legouvé, Faguet m'apprennent à passer le baccalauréat sans douleur ; et par là ils sont pour moi d'une utilité de premier ordre. Comment ? Quels conseils me donnent-ils.'' Comment les ai-je appliqués dans mes devoirs ? Voilà ce que je vais vous raconter. »

Mais Z. ne nous a rien raconté du tout; ses deux camarades pas davantage. Passons à la seconde idée.

Page 1