‹ De la méthode littéraireChapitre 359 sur 424 · Ses idées (p · texte numérisé non relu

Ses idées (p

Vous sentez combien, dans un développement de cette nature, on doit être soutenu par les textes appris par cœur. Non pas que vous ayez à multiplier les citations : on ne vous demande pas un cenlon. Mais parce que chaque idée peut s'appuyer sur l'analyse d'une pièce ou d'une série de strophes. Il vous est bien difficile de tirer de vousmêmes tout un raisonnement ; rien n'est plus facile, au contraire, que de s'appuyer sur le raisonnement d'un auteur, tel que vous l'avez suivi en classe, fixé dans vos notes, retenu dans les leçons... Voilà comment le travail qu'on vous demande le jour de l'examen doit être le résultat naturel de vos réflexions et de vos lectures au cours de vos longues études. Plus vous aurez été sincères avec vous-mêmes, plus vous aurez tâché de comprendre et de sentir les choses, de porter sur les textes un jugement personnel, original, indépendant, et plus — sans y avoir un instant songé — vous serez surpris de vous voir préparés pour l'examen...

NOTE (novembre 19 10)

Ce sujet a été donné à la session d'Octobre parla Faculté de Grenoble soua une forme différente. — On a proposé aux élèves le texte de

JUGEMENT DES Él.ÈVES SUR LAMARTINE 6o3

Vlsolerrxfint ; on les invitait à « déterminer d'après cette pièce l'état d'àme romantique vers 1820 ». On leur recommandait de « ne pas faire une description trop générale et forcément vague du romantisme », mais d'« en préciser les caractères particuliers, tels qu'ils ressortant de c<^tte Méditation ».

Il serait facile d'appliquer à ce texte les idées générales exprimées dans notre chapitre ; et quoique ce genre de travail soit un peu artificiel, il ne manque pas ici d'un certain intérêt. Le choix de la pièce est heureux.

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