MOT RE
pain sur levain dont l'acidité totale est plus grande et le pH plus bas.
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Est-ce que les résultats de l'expérience correspondent aux données théoriques r
Nous allons nous baser, pour le démontrer, sur deux ordres de faits : d’une part les expériences faites au Laboratoire d'Hygiène de la Faculté de Médecine de Bordeaux à l’instigation du Professeur Leuret, sur la résistance du Bacille tuberculeux dans le pain (travail de M. le Professeur Agrégé Piéchaud et J. Bentegeat), et, d'autre part, sur les expériences tendant à l'isolement du mesentericus dans du pain apparemment sain.
Voici un résumé des expériences de MM. Piéchaud et Bentegeat sur la résistance du bacille tuberculeux dans le pain.
Parmi les nombreux travaux qui ont essayé d’élucider cette question très controversée, il faut citer ceux de Roussel (Revue de l’Intendance Militaire, Annales d'Hygiène Publique et de Médecine légale, 1907, T. VIII, pages 443-450) et ceux d’Auché (Société de Biologie, 4 Mai 1904), dont les conclusions sont opposées.
Auché met des crachats contenant du Bacille de Koch dans des pains dont le plus gros est de 2 kilos. Après cuisson, il délaie une partie de ce pain dans du bouillon stérilisé. Au microscope, il retrouve les B. K., maïs l’inoculation de ce pain aux cobayes est négative. L'auteur pense que la cuisson du pain détruit généralement les B. K. contenus dans la pâte, sauf dans les gros pains de campagne et dans les fournées mal cuites.
Roussel incorpore des cultures très virulentes dans des pâtons. Après cuisson, des cultures en milieu glycériné étaient faites à partir des pâtons ouverts aseptiquement. Injectés dansle péritoine du cobaye, les bouillons de culture tuberculisaient cet animal, et Roussel de conclure : «le B. K. conserve sa virulence après avoir subi la température de cuisson du pain ».
MM. Piéchaud et Bentegeat ont employé des B.K. provenantde cultures et de crachats ; les pains ont été divisés en deux séries :