Lyon-Caen et Renault, IV, n
= été annulée ensuite par des articles à son débit, l’indivisibilité du compte courant a fait disparaitre la provision, alors mème que de nouveaux articles de crédit auraient ensuite reporté le solde en faveur du tireur.
Cette théorie de M. Da n’est pas à l’abri des objections. D'abord, elle fait une distinction entre les effets du compte courant, selon qu'on les examine entre les correspondants, ou entre les correspondants et leurs ayants cause, admettant l’indivisibilité dans le premier cas, non dans le second. Nous ne pouvons admettre cette distinction ; nous avons déjà eu l’occasion de le dire, en particulier en étudiant la question des saisies-arrêts, el nous le répétons avec MM. Lyon-Caen et Renault (1) : « L’indivisibilité du « compte courant est opposable aux ayants cause des « correspondants comme aux correspondants eux- « mêmes.» Autre objection : cette théorie manque de logique. Repoussant d’abord, comme nous venons de le voir, l’indivisibilité vis-à-vis des ayants cause des correspondants, elle y arecours ensuite, toujours vis-à-vis d’eux, pour nier la provision quand, entre l’échéance de la traite et la clôture du compte provoquée par la faillite du tireur, le débit du tiré a été temporairement annulé par un ou plusieurs crédits.
Troisième objection : s’il est vrai que la jurispru-