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vailler en compte courant pendant un temps déterminé, cinq ans par exemple; il est bien certain que, dans ce cas, l'arrêté trimestriel ne rend pas le solde exigible dans l’esprit des correspondants. Repoussera-t-on pour cela la capitalisation? Assurément non.
On a dit encore (1): la capitalisation est possible parce qu’elle n’est pas le but que se proposent les parties, mais seulement l’effet indirect de leur façon d’opérer. Quoique nous soyons d'accord avec M. Boistel — dont nous venons de rapporter l'opinion — sur le résultat, la raison pour laquelle il l’admet ne nous paraît pas péremptoire : l’anatocisme n’est pas une question d'intention, il résulte des faits.
Enfin, nous croyons la capitalisation possible, même dans un compte courant civil, parce que nous voyons sa source dans les principes mêmes de la matière ; et parce que les parties qui font un contrat de compte courant, même civil, ont dû se soumettre implicitement aux conséquences qu’il produit d’après les usages du commerce (2).
Les motifs, au nom desquels la loi a prohibé l’anatocisme, ont d’ailleurs peu de force en matière de compte courant : le débiteur, en recevant tous les trois mois son extrait de compte, constatera l’accrois-