‹ De la vente, ou, Commentaire du titre VI, livre III du Code civilChapitre 8 sur 116 · PRÉFACE. XXI IJ · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXI IJ

» rencontre quelquefois bien dans les maximes qu'il » leur fait avancer, l'ouvrage n'en mérite pas pour cela » plus de confiance, et il a le caraclère commun avec » la plupart des recueils de celle espèce, qui ont souvent » plus d'autorité de loin que de près (I). »

i>i etonnier adressait des reproches plus vifs encore aux arrètisles de son temps, parmi lesquels l'on comptait cependant des magistrats du plus haut mérile. a II a a peu de fond , disait-il, à faire sur la foi des ari r<!tistcs. Car M. Bardet passe pour l'un des plus » exacts. Cependant il s'est lourdement trompé ici. Que v peilt-on juger des autres? je ne sais si ce que je vais >- dire ne passera pas pour un blasphème. M. Louet, » pour qui l'on a tant d'estime au Palais, et avec rai- » son, s'est souvent trompé. La plupart des arrêts par v lui cités sont mal appliqués..» M. Lcprétre, rappor- » tant un arrêt cité aussi par M. Louet, lia donne un » autre sens, une autre date, et donne d'autres noms » aux parties.

» Si deux magistrats aussi éclairés, qui étaient tous » deux de la même chambre, qui avaient assisté lous » deux au jugement, rapportent l'arrêt tout différera* » ment, quedoil-on attendre des autres? Si ceux dont j» on peut dire, vos dii estis, sont capables de se trom- » per, que ne feront pas les mortels (2)? »

Il semble, aujourd'hui que les arrêts sont motivés, qu'il soit plus facile aux arrètisles d'en saisir le véritable sens et d'en rendre la physionomie. Cependant de nombreuses imperfections laissent subsister, à peu

(l) T. S, lettre Mi).

Cl) Sur Henrys, I. 4, p. 312.

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