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Charges du ménage, contribution qui s’opérait par l'apport de la dot. Dans le mariage avec manus, en effet, ce qui nous reporterait, il est vrai, aux premiers âges de la législation romaine, tous les biens dont la femme se trouvait propriétaire étaient confondus avec ceux du mari entre les mains de celui-ci, qui en gardait seul la propriété, sans que la femme en partageàt ni l'administration ni la jouissance. On peut done dire qu'alors la Contribution de la femme se fait intégralement et d’une façon définitive au jour du mariage. Mais si elle n'a pas de patrimoine, comment pourra-t-elle aider le mari à supporter les lourdes charges qui lui incombent ? Ce sera par la constitution d’une dot qu’elle se fera à elle-même, si elle est sui juris avec l’auctoritas de ses tuteurs, ou que son père lui fera, dans le Cas contraire. Il ne saurait être question de biens paraphernaux, puisque de toute façon le mari seul est propriétaire des biens de son épouse, et que celle-ci est, par surcroît de raison, aussi incapable que les fils de famille, d'acquérir des biens pour elle-même sous le régime de la manus.
Ce n’est donc vraisemblablement qu'après la disparition de la manus qu'il faut placer l'inauguration de la paraphernalité. Il faut noter que ce fut aussi une époque également favorable à l'épanouissement de l'institution de la dot. « L'apparition de la paraphernalité, dit Troplong, laissant « la femme maitresse d’une partie de ses biens, fit jeter les « hauts cris aux partisans de la servitude des femmes », notamment à Caton qui déplorait amèrement leur arrogance à cause de l'indépendance que cette réserve de biens propres leur attribuait (1).