‹ Des Circonstances AttenuantesChapitre 26 sur 66 · A LE · texte numérisé non relu

A LE

bunal, il ne serait pas nécessaire de prononcer un nouveau jugement, il suffirait de faire revivre le jugement précédemment rendu.

Fortifier les bonnes résolutions du condamné, encourager son remords, lui épargner la honte de la prison et le danger de la récidive, tel est le but de la loi. Encouragé par l’espoir d’une réhabilitation prochaine, le condamné cherchera à réparer le passé par sa conduite à venir.

Le principe de la suspension des peines fut vivement combattu par M. de l’Angle Beaumanoir : «On se propose, dit-il, de remplacer la probabilité ou seulement la possibilité de la récidive, par l'espoir permis de limpunité de la première faute (1) ». On a admis de tout temps que la faute, quelle qu’elle soit, mérite un châtiment ; or en laissant au criminel l’espoir de l’impunité on ouvre la porte à toutes les combinaisons coupables età toutes les hypocrisies calculées. D’autre part,il faut compter avec la nature humaine, et l’on ne doit pas se faire des juges chargés d'appliquer la loi, un idéal trop élevé; ils ne sont pas plus que les autres, au dessu des passions, et à l’abri des influences extérieures. « En somme, dit en terminant M. de l’Angle Beaumanoir, le projet est le rêve d’un cœur généreux, épris d’un amour ardent de l'humanité, mais trop disposé à

sacrifier à l’amélioration et à la guérison plus que pro-

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