‹ Des Circonstances AttenuantesChapitre 28 sur 66 · Rapport Bérenger · texte numérisé non relu

Rapport Bérenger

LEE nécessairement exécuter la condamnation, sans obtenir comme les plus coupables, la réhabilitation de droit, instituée par la nouvelle loi. Un traitement de faveur serait ainsi réservé à ceux qui auraient encourula peine la plus forte.

Cest pour corriger cette inégalité de traitement, que M. Trarieux proposa d'admettre la faculté de sursis « lorsque la condamnation s’appliquerait cumulativement à une amende et à l’emprisonnement, ou même simplement à une amende » (1). On objecta que la loi avait pour but d’arracher le condamné poursuivi pour la première fois aux mauvais contacts et à la flétrissure de la prison et que par conséquent il n’y avait pas lieu de J’étendre à l’amende. Mais l'amende n’emporte-telle pas aussi, dans de nombreux cas, une flétrissure ? D'ailleurs la loi a-t-elle seulement pour objet d'éviter la promiscuité de la prison à ceux qui ont commis une première faute ; n’aura-t-elle pas pour effet d'aider à la réhabilitation morale du délinquant par les sages réflexions que doit faire naître dans son esprit et dans sa conscience la mesure de clémence prise envers lui par le juge? Et à ce point de vue, pourquoi distinguer entre le condamné à la prison et le condamné à l’amende ?

On objecta aussi que l’amende, une fois prononcée, :

appartient au Trésor, qui seul peut en faire remise.

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