‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes, et des moyens de les rendre meilleuresChapitre 104 sur 156 · APPROPRU^E AU REGIME DE LA SÉPARATION · texte numérisé non relu

APPROPRU^E AU REGIME DE LA SÉPARATION

L'opéralion du corrigé, ou plutôt de la vérification des devoirs des enfans d un corridor, n exige guère plus de trente minutes, ce qui fait, à-peuprès, une minute par enfant, puisqu'il y a trentequatre détenus dans un corridor. Au surveillant qui opérerait cette inspection rapide et préliminaire, succéderait l'instituteur, auquel il faudrait nécessairement adjoindre un aide qui serait sous-instituteur. Ceux-ci se partageraient la révision définitive des devoirs de tous les élèves. En admettant qu'ils fussent obligés d'employer trois quarts d'heure par corridor, pour leur révision, ils pourraient inspecter chacun un étage de six corridors, habités par deux cent quatre élèves, dans quatre heures et demie. Le troisième étage ne contenant que quatorze détenus par corridor, au lieu de trente-quatre , l'effectif de cet étage est en totalité de quatre-vingt-quatre enfans; ce nombre, ajouté à la population réunie des deux premiers étages qui s'élève à quatre cent huit enfans, donnerait pour tout le pénitencier un effectif de quatre cent quatre-vingt-douze enfans, huit de moins que le nombre de cinq cents posé par nous hypolhétiquement. Mais l'effectif de quatre cent quatre-vingt-douze détenus, serait lui-même réductible ; car, dans toute maison de force ou de correction, il y a des malades, il y a des détenus en

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punition, et l'on pourrait évaluer le nonribre total de ces deux catégories à une vingtaine environ , ce qui ferait descendre le chiffre de quatre cent quatre-vingt-douze à quatre cent soixante-douze. Ce nombre, comparé aux quatre cent huit détenus des deux premiers étages, offrirait en plus soixanlequatre enfans dont les devoirs seraient à vérifier. Or, en partageant cette vérification entre les deux instituteurs, et en leur donnant à chacun quarantecinq minutes pour trente-deux enfans, le corrigé des devoirs de tout le pénitencier serait effectué en six heures.

Du reste, chaque instituteur pourrait aisément faire son corrigé dans le courant de la journée, aux heures qui lui conviendraient, pendant que le détenu serait occupé de sa tâche industrielle, et sans le détourner d'une manière sensible de cette tâche. L'élève écouterait ses observations et ses avis, en travaillant, et, en tout cas, s'il dérobait quelques minutes à l'entrepreneur des travaux, il lui serait aisé de réparer le temps perdu.

La méthode élémentaire que nous venons d'analyser se prête à toutes les combinaisons, et si l'administration obtient les fonds nécessaires pour rétribuer un sous-instituteur, la certitude' et l'utilité de son application demeurent incontestables. Bien

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