‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes, et des moyens de les rendre meilleuresChapitre 137 sur 156 · MODIFICATIONS A APPORTER A LA SURVEILLANCE · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS A APPORTER A LA SURVEILLANCE

esprit sévère et éclairé ne saurait s'empêcher de reconnaître Fillégalité de la protection que le peuple est généralement disposé à accorder à ceux qui se prennent de querelle, aux filles publiques et aux mendians ; cependant si Ton cherche à se rendre compte des motifs qui le font agir dans ces conjonctures, on est tenté de l'excuser, car ces motifs, tout erronés qu'ils puissent être , ont leur source dans un sentiment d'indulgence fondé, soit sur propres habitudes, qui Tenlraînent souvent à se rendre justice à lui-même, soit sur une sorte de compassion pour l'état de prostituée, soit enfin sur l'exiguïté de ses moyens d'existence, qui doit naturellement le porter à tolérer et à faire tolérer la mendicité.

Je crois avoir établi par les faits comme par le raisonnement , que la surveillance est inutile , et que, pour la rendre efficace, il faudrait un concours d'agens et des obsessions telles qu'elle deviendrait impossible, à moins qu'on ne la fît tourner en tyrannie.

La surveillance des libérés doit donc être abolie.

Que si le gouvernement ne jugeait pas convenable d'acquiescer à cette aboUtion , je demanderais que les individus repris et condamnés pour simple vagabondage (t) fussent exemptés de la surveil-

(i) J'entends par ces mots l'état de l'individu qui , sans avoir de domicile

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