‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes, et des moyens de les rendre meilleuresChapitre 17 sur 156 · SECTION III · texte numérisé non relu

SECTION III

Ecoles primairrs gratuites de filles. — Elémens de l'enseignement. — Distribution du temps entre la culture de l'esprit, l'instruction morale et religieuse, et les travaux dé couture. — Cours normal à l'usage des élèves-maîtresses. — Ouvroirs. — Nécessité de les considérer comme une annexe de l'école et de renfermer leurs travaux dans des limites précises et bornées. — Importance de la çarde des élèves. — Inspection de» écoles.

Les considérations générales que nous avons présentées dans la deuxième section sur l'éducation physique, intellectuelle et morale des garçons, s'appliquent sous beaucoup de rapports à l'éducation des filles; tout ce qui concerne en particulier les enfans des fabriques est commun aux enfans de deux sexes. Les vices n'étant pas moindres chez les uns que chez les autres, il est raisonnable d'agir sur tous par l'influence des mêmes préservatifs. Ainsi, nul doute qu'il ne soit convenable d'astreindre les

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jeunes filles à suivre les écoles jusqu'à un âge déterminé pour y recevoir les premiers élémens, soit de l'instruction, soit de la morale et de la religion. Nul doute qu'on ne doive sanctionner cette obligation par des peines contre les parens qui auraient négligé de l'accomplir et contre les fabricans qui auraient admis de jeunes filles dans leurs établissemens, avant l'âge fixé par les réglemens.

Les écoles primaires communales des filles , à Paris, se divisent comme les écoles de garçons en deux grandes catégories : celles qui sont dirigées suivant le mode simultané et celles qui emploient le mode mutuel. Les premières sont desservies par des sœurs de différens ordres et les autres par des maîtresses appartenant aux diverses classes de la société.

L'instruction élémentaire des filles comprend l'instruction morale et religieuse, la lecture, l'écriture, les élémens du calcul, les élémens de la langue française, le chant, les travaux d'aiguille et les élémens du dessin linéaire. Le même règlement administratif qui a fixé l'emploi du temps dans les écoles mutuelles communales de garçons, Ta pareillement arrêté dans celles de ces écoles qui sont destinées à l'éducation des filles. L'heure consacrée à l'instruction religieuse y est divisée de la même manière que dans les premières de ces écoles: ainsi nous n'avons

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rien à ajouter touchant cette partie deTenseignement à ce que nous avons dit en traitant de l'instruction des garçons. Les classes de couture, dans les écoles mutuelles de filles, commencent à trois heures et ne finissent qu'à cinq heures. Pendant la durée de l'exercice ou du travail qui est fractionné en tâche de demiheure, des monitrices ou des élèves font des lectures morales, religieuses ou instructives, lesquelles sont suivies de chant. Pendant la dernière demiheure, la lecture faite aux élèves doit être de nature à les amuser; elle est terminée par des morceaux de chant, par des récits, des conversations et des explications. L'institutrice peut suspendre ou même supprimer la lecture, pendant le dernier exercice de couture et employer le temps à causer avec ses élèves, à les interroger sur ce qui a été lu , sur ce qui a été appris au préau, sans que l'exercice soit néanmoins interrompu.

Ces détails montrent que le régime moral et pratique des écoles mutuelles de filles est aujourd'hui au niveau de celui qui est adopté dans les écoles dirigées par des institutrices aggrégées à des congrégations religieuses.il est même plus varié et plus intéressant, car dans les écoles tenues par les sœurs on n'a pas admis les ox^^rcices de chant; et,d*nn autre côtéjà l'exceplion d'une courte lecture instructive et

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