A UJSE PARTIE DES JEUNES DÉTENUS
rection paternelle , tel qu'il est en ce moment constitué, peut se résumer en peu de mots.
Au I et au 2*^ étage d'une des ailes rayonnantes de la prison, existent, desservies par un corridor, deux rangées de cellules dans lesquelles sont enfermés lesenfans.Ces cellules construites dans la pensée d'un système de séparation pendant la nuit seulement, sont peut-être trop peu spacieuses (elles ont sept pieds et demi sur six pieds), mais on a remédié à cet inconvénient par une ventilation constante qui renouvelle l'air, autant qu'il est nécessaire. A la porte de chaque cellule est pratiquée une espèce de guichet, qui met le détenu dans quelque endroit de la cellule qu'il se place , sous les yeux des employés préposés à la surveillance. Des calorifères sont disposés de manière à maintenir pendant l'hiver la température à un degré modéré, et le soir toutes les cellules sont éclairées au moyen de lampes. Le coucher se compose d'un lit hamac , consistant en une toile tendue de la muraille à la cloison opposée et sur laquelle est posé un matelas, un traversin en laine, une couverture en été, deux en hiver, et une paire de draps changée tous les mois; une petite table, une chaise ou un tabouret, et quelques objets de propreté complètent cet ameublement.
Le régime disciplinaire du même quartier n'est
3'28 BÉCLtISION SÉPARÉE, APPLIQUÉE
pas moins simple. L'enfant, dés qu'il y est admis, cesse d'être appelé par son nom de famille , on le désigne par le numéro de sa cellule. Il est astreint à garder le silence et à se livrer à une occupation constante qui est réglée par l'administration. Comme le séjour des enfans de cette catégorie dans la maison est de courte durée et ne permettrait pas de leur apprendre un métier, on se contente de leur faire exécuter un travail , qui peut être enseigné en quelques séances, comme, par exemple, la confection de chaussons. Ce travail est interrompu à une heure fixe, par les exercices de l'instruction primaire. Des livres de morale et de piété sont mis à la disposition des élèves, et lorsque l'enfant a reçu un commencement d'instruction, il trouve dans le pénitencier les livres d'études qui peuvent lui être nécessaires. Le directeur, l'aumônier, l'instituteur et le médecin , font de fréquentes visites dans le quartier, et s'entretiennent chaque fois avec les enfans dont le nombre terme moyen ne monte pas au-delà de vingt-cinq à trente.
Les parens ont la faculté de voir leurs enfans détenus une fois la semaine. Cependant, l'administration, de concert avec M. le président du tribunal, a cru devoir interdire toutes relations entre les jeunes détenus et leur famille pendant les premiers quinze