DÉPÉRISSEM. DES CAISSES DE SECOURS MUTUELS
due. Les causes de dépérissement et de dissolution de ces établissemens sont nombreuses. La principale, et qui semblerait accuser les calculs de la science, consiste dans l'inexactitude des données résultant des tables de mortalité, et offertes aux associés pour déterminer le montant de leurs cotisations, ainsi que les conditions dage exigibles de chacun d'eux, soit pour être admis aux secours, soit pour être admis à la pension. Ces tables, qui, en Angleterre, ont été dressées par les économistes et les mathématiciens les plus habiles, ont servi de base à une foule de sociétés amicales, ou de prévoyance, qui ont presque toutes manqué leur but, ou qui ont été obligées de s'imposer des contributions extraordinaires, sans qu'il leur fût possible d'accomplir les promesses de leurs statuts.
A cette cause grave de destruction sont venues se joindre l'inexpérience, la légèreté et la présomption des ouvriers sociétaires, qui, livrés à eux-mêmes pour l'administration et la comptabilité de leurs fonds, n'ont pas tardé à empirer la position commune, déjà compromise par l'insuffisance des combinaisons de la science, en jetant le désordre dans la gestionde leurs intérêts les plus impor tans, et en mêlant à des occupations sérieuses, propres à influer sur leur avenir, des festins et des débauches que la