DES ENFANS AUX TRAVAUX DE FABRIQUE
voir social, je le dis avec regret mais avec vérité, est son meilleur appui. Je souhaiterais donc que sa capacité de travailler dans tel ou tel grand atelier fût reconnue, non pas par un seul médecin, mais par un conseil de révision établi dans chaque foyer d'industrie, et composé du maire ou d'un adjoint président, et de deux membres pris dans le sein du conseil municipal. Il y aurait plusieurs médecins désignés pour assister ce conseil. Ces médecins seraient appelés tour-à-tour, d'après la désignation qui serait faite par l'autorité municipale. Un conseil ainsi composé exclurait l'idée de toute surprise et de tout abus, et son intervention serait préférable à la coutume anglaise, qui place le pouvoir de déclarer l'aptitude de l'enfant dans les mains d'un médecin sans contrôle. Cette coutume , qui a donné lieu à des parjures sans nombre chez les Anglais, produirait infailliblement chez nous les mêmes incon? véniens.
Nous avons fait connaître ci-devant que tous les notables commerçans formant les chambres de commerce , les chambres consultatives et les conseils de prud'hommes, avaient unanimement exprimé le vœu que les enfans ne pussent être admis dans une manufacture qu'après avoir fréquenté les écoles élémentaires pendant un certain temps. Le but de ce