OUVROIRS
étendu qu'il semble avoir été fait pour les mères de famille autant que pour les institutrices.
Nous avons parlé des classes de couture, en donnant un aperçu des divers élémens de l'enseignement primaire dans les écoles de filles. Nous croyons devoir revenir sur ce sujet, parce que la couture est doublement utile aux filles de la classe pauvre , et comme moyen de satisfaire aux nombreux besoins du ménage, et comme industrie professionnelle.
Dès 1820, l'administration des hospices de Paris a établi des ouvroirs auprès des écoles publiques dirigées par les sœurs. L'établissement de ces ouvroirs est une des améliorations les plus importantes dont la population soit redevable aux lumières et à la prévoyance de l'administration municipale. Lors même que l'ouverture des ouvroirs n'aurait servi qu'à rendre les jeunes filles qui fréquentent les écoles primaires , familières avec les travaux de l'aiguille , cette mesure serait encore digne des plus grands éloges, si l'on considère que, dans une ville comme Paris où abondent tous les moyens d'instruction, il existe pourtant un grand nombre de filles adultes inhabiles aux moindres de ces travaux. Ce que nous venons de dire de Paris n'est pas moins vrai des autres villes du royaume , et les filles de campagne sont, sans comparaison , plus ignorantes