DE CHALONS ET DANGERS. IOI
d'Angers , le gouvernement a essayé d'obvier aux inconvéniens que je viens de signaler, en exigeant par un nouveau règlement du a3 septembre i832. des candidats aux bourses, la preuve qu'ils ont fait pendant un an , l'apprentissage d'un des arts et métiers analogues à ceux qui sont enseignés dans les écoles ; il a, de plus, déclaré que les candidats , dont les parens ou correspondans prendraient l'engagement de les placer, au sortir de l'école, soit comme apprentis , soit comme ouvriers dans une industrie dont les élémens leur auraient été enseignés, seraient préférés , à connaissances égales. La même préférence a été accordée à ceux pour lesquels cet engagement aurait été contracté par les villes, les départemens, ou par des associations de bienfaisance. Le gouvernement a si bien compris l'importance qu'il y avait à placer immédiatement dans des établissemens industriels des élèves boursiers, sortis des écoles qu'il administre , que le droit de présentation à plusieurs bourses, réservé à la société d'encouragemens, a été grevé aussi d'une charge semblable. L'innovation introduite par le règlement cidessus mentionné témoigne, que jusque-là les écoles de Châlons et d'Angers n'avaient répondu, ni l'une ni l'autre, à l'attente de l'autorité fondatrice, et que les jeunes gens qu'on y recevaient, pouvaient bien