DE LA CLA.SSE PAUVRE. I
honnêtes et économes les moyens de se procurer un logis en rapport avec leurs besoins, et capable de faire naître, chez eux , des goûts de retraite et de paix domestique si favorables aux bonnes mœurs. C'est , surtout , sous ce dernier point de vue , que l'amélioration des habitations de la classe pauvre et laborieuse peut être rangée parmi les préservatifs à opposer aux habitudes vicieuses.
J'ai fait connaître, dans la première partie de cet ouvrage , que le domicile des ouvriers à Paris se partageait en plusieurs catégories d'habitations; que les ouvriers sédentaires et chefs de famille demeuraient comme le grand nombre des habitans dans des maisons particulières; que les ouvriers célibataires ayant leur résidence habituelle à Paris, ou n'y séjournant que pendant la durée des travaux, logeaient dans des chambrées libres ou dans des chambrées tenues par des logeurs de profession, ou enfin dans des cabinets garnis que leur louaient ces mêmes logeurs.
Le loyer étant une des dépenses domestiques les plus indispensables et les plus importantes , l'ouvrier, père de famille, pressé par d'autres besoins de première nécessité , doit naturellement rechercher les habitations les moins coûteuses. Or, ces habitations, nous venons de le dire, n'existent que dans certains quartiers et dans certains rues de ces quar-