‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 224 sur 337 · DOCTRINES PROPOSÉES · texte numérisé non relu

DOCTRINES PROPOSÉES

bienfaisance secourent non-seulement avec intérêt, mais avec empressement, les femmes concubinaires, mères de plusieurs enfans délaissés par leur père. Plus ces infortunées montrent de tendresse pour eux, plus elles trouvent de sympathie dans les administrateurs chargés de la distribution des secours. Et cela s'explique par la classe de la population , par ses mœurs, en même temps que par le besoin d'encourager dans son sein le développement de ces affections naturelles et de famille qui forment le gage le plus sûr de la morale publique.

Le gouvernement lui-même, dans un cas bien moins favorable qu'aucun de ceux qui se rapportent à la classe vicieuse, procède suivant le même esprit. En effet, il cherche avec raison à faire contracter des habitudes de travail, d'ordre et d'économie aux malfaiteurs détenus dans les prisons. Il fait plus : il souffre qu'on leur enseigne les premiers élémens de l'instruction; en un mot, pendant qu'ils subissent la peine de leurs crimes, il les instruit à devenir meilleurs, afin de les réconcilier avec la société qu'ils ont troublée et mise en péril par leurs attentats. Ces efforts de l'administration et des gens de bien, occupés du soulagement des malheureux, sont tout à-la-fois humains, religieux et politiques. Il importe donc d'y applaudir pour les multiplier, et pour multi*

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