‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 225 sur 337 · POUR COMBATTRE LA PROSTITUTION · texte numérisé non relu

POUR COMBATTRE LA PROSTITUTION

plier aussi les avantages qu'ils procurent à la société.

La condition des prostituées est telle, qu'il est impossible de les mettre en rapport avec des associations charitables, si ce n'est dans la prison et à l'hôpital. Là elles sont sous la main de l'administration j et la surveillance continuelle dont elles sont l'objet ne permettrait pas de soupçonner les intentions des personnes bienfaisantes qui viendraient avec l'assentiment de l'autorité leur faire des exhortations propres à les arracher à la prostitution. Quelle inconvenance y aurait-il à leur recommander des habitudes d'ordre et d'économie , à combattre chez elles cette légèreté, cette insouciance, qui ne leur fait apprécier que le présent, et leur ôte non-seulement l'espoir, mais la pensée de se préparer un avenir stable et tranquille? Donner aux habitudes d'une personne vicieuse une direction qui lui fournisse un jour les moyens de sortir du vice, est-ce régulariser le vice pour le perpétuer? Non, c'est le régulariser pour arriver en définitive à son extirpation.

Les dames de charité ne se proposent pas d'autre but dans les visites qu'elles font aux prostituées détenues à titre de punition. Leurs allocutions simples et touchantes vont toujours au cœur de ces infortunées, qui admirent leur dévoûment désintéressé, et s'interdiraient la plus innocente raillerie sur leur

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