‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 236 sur 337 · ESSAI DU SYSTÈME SILENCIEUX · texte numérisé non relu

ESSAI DU SYSTÈME SILENCIEUX

pénal suffisant pour rendre leur séjour haïssable et propre par cela même , à ramener les condamnés à des sentimens honnêtes et à une vie régulière.

Cet état de choses a été en empirant jusqu'à ce jour, surtout en France. Durant son dernier et court ministère, M. Gasparin, chargé du portefeuille de l'intérieur , a essayé par un nouveau règlement de détruire les abus principaux qui infectaient nos maisons centrales de détention (i). Il y a prescrit, pour cet effet, le silence absolu , excepté dans certains cas relatifs aux exigences du travail ; il a interdit, d'un autre côté, le débit et l'usage des liqueurs fermentées que les détenus avaient la faculté de se procurer à la cantine, et il a déterminé sous certaines restrictions la nature et la quantité des alimens qui pourraient leur être vendus. Enfin, il a exigé que les fonds composant le tiers du produit du travail exécuté par les détenus et mis à leur disposition pour adoucir leur captivité, fussent déposés au greffe de la maison et qu'aucun prisonnier ne pût retirer la portion lui appartenant que sur un mandat du directeur.

Ces diverses mesures sont dignes d'éloges, en raison des intentions de leur auteur, à l'exception de

(i) Décision du n mai 1839.

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