‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 317 sur 337 · NÉCESSITÉ D ABOLIR LA. SURVEILLANCE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ D ABOLIR LA. SURVEILLANCE

tages d'une vie laborieuse et régulière, et de les mettre en demeure de se bien conduire, c'est de souffrir qu'ils résident sans exception sur tout le territoire et principalement dans les grandes villes; car ce n'est, à vrai dire, que là qu'ils peuvent espérer de se soustraire au mépris et aux humiliations dont ils sont abreuvés partout ailleurs , dès qu'ils sont connus. On serait encore plus fondé à espérer l'amendement de ces infortunés, si la surveillance était supprimée , parce qu'ils ne pourraient plus arguer des embarras et des humiliations qu'elle leur suscite pour excuser leurs infractions aux lois de la morale et de la société. Les condamnés, au moyen de cette grande mesure , étant dégagés , lors de leur élargissement, de toute entrave et de toute sujétion extraordinaire, pourraient commencer une vie nouvelle et devenir de bons citoyens.

L'abolition de la surveillance ne serait pas suffisante pour aplanir aux libérés la voie de la régé* nération ; il faudrait éclairer le public sur leur véritable position , sur la nature des rapports , que l'humanité et la justice conseilleraient d'établir entre eux et lui, en un mot sur les moyens que l'on pourrait mettre en pratique pour concilier ses intérêts avec ceux de ces malheureux.

L'appréciation des rapports réciproques de la so-

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