‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 327 sur 337 · LIBÉRÉS · texte numérisé non relu

LIBÉRÉS

ventions fournies par le gouvernement. 'Xes emprunts s'élèvent, en totalité à 1,699,470 fr., sur quoi il a été remboursé par la société en divers paiemens jusqu'au Ier janvier 1837, 283,597 fr. sauf ce qui pourrait avoir été remboursé depuis la révolution de 1 83o par le prince Frédéric des Pays-Bas sur les emprunts qui avaient été faits antérieurement à Amsterdam et qu'il avait garantis. La société a cessé de payer les intérêts de ces emprunts, depuis i83o. Les documens qui précèdent sont extraits des réponses faites les février 1837, par la commission administrative des colonies belges à une dépêche du ministre de la justice de Belgique du 18 janvier. Ces réponses renferment le bilan des colonies et prouvent qu'elles sont en pleine décadence.

L'état financier des colonies hollandaises , à la même époque, c'est-à-dire, en i836, n'offrait pas sans doute le même tableau , mais les dépenses étaient loin d'être balancées par les recettes, quoique celles-ci fussent alimentées en partie par des dons volontaires, des legs et par des subventions du gouvernement.

Voici, d'après les chiffres consignés par M. Ramond de la Sagra dans l'ouvrage qu'il a publié sur l'organisation des colonies belges et hollandaises,

/J78 colonies forcées;

quelle était la situation de ces dernières colonies en i836: (1)

Dépenses 1,680,209 florins.

Recettes i,435,6o6 «

Déficit... 244>6°3 florins.

Ce déficit a été couvert par un subside du gouvernement. L'auteur que nous venons de citer observe toutefois que l'habile gouverneur des colonies hollandaises espère le combler à l'avenir , à l'aide du produit des ateliers qu'il a nouvellement établis.

Il est à propos d'observer, que les colonies belges et hollandaises ne renferment aucun condamné libéré excepté des vagabonds , et encore ceux-ci ne sont formés en colonies que dans la Hollande, à côté des mendians. L'exemple de ces deux pays n'est donc pas concluant pour la France, où Userait question de créer des établissemens coloniaux, nonseulement afin d'y placer des mendians, mais pour y reléguer les condamnés qui sortent des bagnes, des maisons centrales et des autres prisons du royaume.

C'est dans la Nouvelle-Galles "du Sud, ce nest que là qu'il serait judicieux de prendre des points de comparaison. Or, ce que nous savons des colonies pénales

(r) Voyage en Hollande et en Belgique, Paris, 1837, tom. 1, p. 179 c\ suiv.

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