RAPPORTS DU TRAVAIL
rend avec usure à chacun des agens qui concourent à la production, l'équivalent du tribut de son œuvre: c'est comme tels que le chef d'industrie , le capitaliste et l'ouvrier, reçoivent leur part du profit de l'entreprise à laquelle ils se sont associés. Celle qui revient à l'ouvrier pour prix de la main-d'œuvre s'appelle salaire: ce salaire augmente ou diminue, en raison de la quantité de travail demandé et de la concurrence des travailleurs. Ceux-ci , étant en très grand nombre dans tous les centres d'activité industrielle, et tendant à s'accroître sans cesse, d'après la force reproductive inhérente au principe de la population , leur profit s'abaisse d'autant plus que leur concurrence est plus active. L'influence combinée de la demande du travail et de la concurrence sur la position de l'ouvrier, est permanente , décisive , et résistera toujours à toutes les théories qui auraient la prétention de la décliner ou delà méconnaître pour arriver à l'amélioration du sort des classes laborieuses. L'examen de cette influence, ayant un rapport intime avec celui de la question du salaire, nous les comprendrons tous deux dans le chapitre qui traitera de cette question afin de les éclairer l'un par l'autre. Quelque résultat que l'on puisse espérer, au surplus, en faveur des ouvriers, de la solution des questions difficiles qui, dans l'ordre économique, se ratta-