AVEC LES DIVERS AGENS DE L'INDUSTRIE
chent au règlement du salaire, nous sommes loin de penser que ce résultat soit jamais de nature à transformer complètement la condition de la masse des travailleurs , et à les faire sortir de la médiocrité attachée de tout temps, et par la force des choses, à la classe du plus grand nombre. En admettant qu'il fût au pouvoir de la science de diminuer les élémens de la concurrence, sans restreindre la liberté de l'industrie, nous doutons que les ouvriers obtinssent autre chose qu'une amélioration plus ou moins sensible, plus ou moins durable, de leur situation présente. Ce changement, quelque important qu'il fût, ne les dispenserait pas , en tout cas , de chercher dans l'ordre , l'épargne , et la modération , ce qui leur manquerait toujours pour fournir suffisamment à leurs besoins ainsi qu'à ceux de leur famille.
Ces vertus, qui sont utiles à tous, mais principalement au pauvre dont elles garantissent le bienêtre, éprouvent toutes sortes d'entraves dans les divers corps d'état, à cause des habitudes irrégulières qui y régnent , habitudes que la tradition et la coutume y ont introduites, et que la coutume, appuyée sur le bon sens et les lumières, aurait seule la force de détruire. Il existe parmi les ouvriers qui se livrent à la boisson, abstraction faite de ceux qui en poussent l'abus jusqu'à l'ivresse, une fausse honte