‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 96 sur 337 · DISTINCTIONS ET RÉCOMPENSES A DECERNER AUX · texte numérisé non relu

DISTINCTIONS ET RÉCOMPENSES A DECERNER AUX

spirant le respect et le goût des choses honnêtes. On pourrait confier à ces sociétés le soin de fonder des bibliothèques populaires et de pourvoir à leur renouvellement, d'après les usages établis en Ecosse, usages que nous ferons connaître plus tard, lorsque nous traiterons de ce sujet. Ces sociétés correspondraient avec l'autorité locale ou centrale, suivant les cas, pour lui exposer l'état physique et moral des classes ouvrières, et proposeraient les améliorations dont cet état leur paraîtrait susceptible. Elles signaleraient en même temps à l'autorité les établissemens industriels les mieux conduits , les plus moraux, et provoqueraient, au besoin, des distinctions ou des récompenses en faveur des chefs d'industrie, des contre-maîtres et des ouvriers euxmêmes.

Les préfets et les conseils généraux, ou les maires et les conseils municipaux des villes importantes seraient les arbitres de ces propositions, dont ils pourraient prendre, au besoin, l'initiative. Ils régleraient en même temps le mode de récompense et de distinction dû au mérite de chacun. Autrefois, les services rendus à la chose publique parles notables de chaque cité étaient l'objet d'une faveur spéciale; on leur concédait gratuitement une certaine quantité d'eau pour l'usage de leur maison; on les exemptait

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