‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 98 sur 337 · COMME MOYEN DE MORALISER LES MASSES · texte numérisé non relu

COMME MOYEN DE MORALISER LES MASSES

et de froissemens. Elles suscitent des plaintes réciproques, et des embarras que l'administration s'exagère peut-être un peu, en ce qui la concerne. Pourtant, lorsque ces sociétés ont à leur tête un homme sage, éclairé, jouissant de l'estime publique, il est rare que ces dissentimens aient des suites sérieuses. Il dépend de l'administration d'influer sur le choix du président de ces sociétés et sur la composition de celles-ci, en provoquant elle-même leur établissement, suivant les besoins des localités, et en offrant au dévoûment des vrais amis du peuple, un point de ralliement, un centre honorable dans la personne d'un cito}^en considéré par son caractère, ses lumières , sa position sociale ; tel, en un mot, qu'il eût été choisi par le suffrage unanime de ses concitoyens, si ce choix n'avait été prévenu par la désignation de l'autorité elle-même. En tout cas, il appartient à celle-ci de discuter le choix de la personne , sous les auspices de laquelle la société s'est formée , si elle y est demeurée étrangère originairement et n'a été appelée à en connaître que pour approuver les statuts de l'association.

D'après l'étude que j'ai faite des mobiles qui font agir les classes laborieuses, je suis convaincu que le gouvernement a autant et plus d'intérêt que ces classes à l'existence et au crédit des associations

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