SECTION. - Des hillels d'honneur
327. On connaissait anciennement une dernière espèce de billel qui , suivant la forme, élaii effet de commerce ou reconnaissance ordinaire. C'était celui par lequel un gentilhomme ou officier militaire s'engageait sur son honneur à payer une certaine somme à une époque déterminée. Cet acte avait nom billet d'honneur.
Suivant l'art. I er du règlement des maréchaux de France, du 20 février i 748, tout gentilhomme ou officier qui, pour quelque cause que ce soit , avait fait un billel d'honneur à un marchand , devait être puni d'un mois de prison ou plus, suivant les circonstances, lorsqu'il ne remplissait pas son engagement d'honneur, et le créancier devait être envoyé à se pourvoir devant les juges ordinaires.
Suivant Merlin , qui emprunte ces détails à Guyot (Répertoire de jurisprudence), ce règlement est abrogé : les billets des militaires sont en tout point assimilés aux billets ordinaires, et sont, selon leur nature , des effets négociables ou des reconnaissances civiles.
15 janv. 1831 , Sirey, l. 31 , 2, p. 198. — t En sens contraire. » 0. r. de Caen, 23 fév. 1823, Slrey, t. 20, 2, p. 70.
DE LA LETTRE DE CHANGE