LXXVII:-721 le manque
212 Holger Petersen (161)
Que a ceste heure je te voye:
735 Tu soyes le bien venu! [Fol. 22 v°]
LXXX Helas! J’ay eu tant a faire
Depuis ton departement,
739 Qui dira qu’a mon affaire Je n’ay eu grand perte, ment Mais a ton advenement
742. J’ay tout plaisir obtenu, Car je scay certainement Que tu me puys grandement:
745 Tu soyes le bien venu!
LXXNI Les barbares me font guerre
Et me viennent assaillir,
748 Piller mes gens et ma terre Robber, courir et saillir.
J’ay faict gensdarmes cueillir
75 Et grand ost entretenu, Mais je ne sauroye faillir A toy sur tous recueillir:
154 Tu soyes le bien venul» [Fol. 33 r°]
LXXXII »Prince, dict le benoict sainct,
De la fortune me poise.
757 Mais par le Dieu qui tout vainct J'apaiseray ceste noise, Et la gent barbarinoise
260 Je mettray au pain menu.»
Lors l’empereur s’en degoïse, Disant: «Pour lieu, qu’on y voisel
763 Tu soves le bien venu!»
LXXXIII »Baillez moy, dict il, dix mille
Bons combattans bien esluz,
766 Cueilliz en chascune ville, Car oultre je n’en veulx plus, Et me laissez au surplus,
z6 Se le nombre est convenu.»
Dont les barons sont esmuz, Criant: «Plus vaillant que nulz,
772 Tu soyes le bien venu» [Fol. 23 v]
LXXAXIII 76 Bon.
(165) Deux Vies de saint Eustache 213
LXXXIV Il y eust heure termee
A faire monstrer alors
775 Ung ost et place fermee Pour veoir qui auroit bon corps, Les banieres mises hors,
778 Et la, chascun convenu, Luy proclamoient par renfors:
«Par toy serons les plus fors,
781 Tu soyes le bien venul»
LXXXV Les tentes et pavillons
Furent tenduz a puissance,
784 Les trompettes et clairons Firent ung bruit a plaisance; Chascun gendarme sa lance
z87 Chascun archier, l’arc tendu, Et picques en o'donnance, Criant: «Chief, plein de vaillance,
230 Tu soyes le bien venul» [Fol 24 r°]
LXXXVI Or revenons aux deux enfans, Honnestes, gentilz, triumphans, Jeunes, et fors comme elephans, 794 Doulx et courtois,
LXXXVII Esleuz par la commune voix, D'’aller en guerre ceste fois, Des citoiens et des bourgois 798 Ou hafitoient
LXXXVIIIEt vecy ce qu’ilz recitoient:
Les deux enfans qu’ilz presentoient, N’estoit rien, se perduz estoient, 802 A leur dommage.
LXXXIX Or advint er quelque passage Que leur pere, tant bon et sage.
Les vid bien faictz, de beau corsage 806 Et gracieux,
LXXXIN\V-774 monstres — IX XXV\-786 11 jaut probablement entendre: »Chaque gendurme a sa lance tendue»; il est moins probable qu’il faille lire s’alance (pour s’eslance): en tout cas la construction reste embarrassée.
214 Holger Petersen
XC De doulx regard delicieux, De beau maintien et precieux, :
Non de couraige vicieux
810 Aulcunement.
XCI Lors les appella doulcement Et leur demanda proprement Dont estoit leur nasquissement
814 Et de quel gent.
XCII Adonc l’aisné fut diligent De parler comme a son regent, Sans estre de ce negligent, 818 Et dict ainsy:
XCIII «Sire, je ne suys pas d’icy, Non est mon compaignon aussy, Par quoy ne saurois sur cecy 822 Respondre au vray.
XCIV Nous fusmes trouvez, luy et moy, Se nous dict on et je le croy, Par des bergiers en grand effroy, 826 Car, en passant,
XCV Je fuz prins d’ung lyon puissant Et luy d’ung grand loup ravissant.
Mais les gens de la ville yssant
830 Nous rescouyrent,
XCVI Qui nous garderent et nourrirent, Sy que telz que sommes nous firent, Puis en ceste armee nous misrent 834 Comme est requis.
XCVII Nous avons bien serché et quiz Et, pour en savoir, fort enquiz, Sans avoir en ce riens conquis,
844 Fors qu’en ce jour
XCVIII Avons dormy et faict sejour Cheux une femme icy entour Qui nous a plaisir et amour
812 Grandement faict,
[Fol. 24 v°]
[Fol. 25 r°]
(167) Deux Vies de saint lustache 219
XCIX Et sy nous a dict en effect Qu'elle avoit ung mary parfaict, Noble de couraige et de faict,
546 Et deux enfans
C Qu'elle a perdu passé seize ans.
Et ne scest s’ilz sont bruns ou blans, Car il n’estoient pas encor grandz [Fol. 25 v°] 850 Quand les perdist.
CI Toutes fois, a ce qu’elle dict, À pou que n’adjouste credit À sa parolle et a son dict; #51 Je vous promets,
CII Sire, pourtant je me submets A vous et mon vou'oir remets Sans vous desobeiïr jamais:
85 Je suys a vous.»
CIII It ors se misrent a genoulx Tous deux disans: «Faïictes de nous Vostre vouloir, seigneur tresdoulx, aëz Nous ne voulons que vivre en paix.»
CIV Tantost fust la presque pasmé Le noble seigneur reclamé,
865 Et adjousta alors credit Que Dieu avoit reconfermé Tout ce que l’angle avoit predict.
sss Adoncques plus il n’attendict [Fol. %6 r°] D'aller veoir ceste noble dame, Que bien presupposoit sa femme
«71 Par les mots qu’on luy avoit dict.
CV De sy loing qu’el les vid venir De plourer ne se peut tenir
874 Et tomba a terre pasmee, Quand il luy vint a souvenir De son mary, chief de l’armee.
C111-860 faicte —- (CIV-871 mots manque - - CV-8735 p:. se se — 879 ocil
216 Holger Petersen (16)