‹ Deux versions de la vie de saint Eustache en vers français du Moyen Âge. Édition critiqueChapitre 5 sur 34 · TEXTES FRANÇAIS EN VERS · texte numérisé non relu

TEXTES FRANÇAIS EN VERS

On connaît onze versions en vers français de la vie de saint Eustache. Paul Meyer en a dressé la liste dans

1 Il est connu que Pierre Natal s’est servi, parfois, de la Légende dorée; v. Poncelet, o.c., p. 36.

3 Monteverdi (p. 404) mentionne encore une version latine qu'il n’analyse pas. Elle se trouve dans le Speculum sanctorale par Bernard Guy, ouvrage composé entre 1324 et 1329, selon Poncelet, o. c., p. 26. Comme elle est inédite et que les manuscrits où elle se trouve ne nous ont pas été accessibles, nous n’en saurions rien dire; elle n’a pas été traduite en français (v. P. Meyer, Hist. litt. de la France, XX XIII, p. 450). Pour des détails sur ce légendier, voir L. Delisle, Notices et extraits, XXVII, 2, 1879, p. 273—92, et Poncelet, o. c., p. 26—28. Pour les versions latines, nous renvoyons à l’article, souvent cité, de Poncelet, où sont énumérés (p. 7 ss.) plusieurs légendiers latins. Il n’est pas certain que la légende de saint Eustache se trouve dans chacun de ces légendiers ni qu’on ait partout affaire à une version nouvelle; il ressort en effet de l’exposé de M. Poncelet que, bien souvent, il y a eu des emprunts d’un légendier à un autre. — Les versions poétiques latines sont énumérées et analysées par Monteverdi, p. 404—417. Ajoutons aux indications de celui-ci que le poème publié par Dümmiler (Monteverdi, p. 404—07) a été réédité par Strecker, en 1914, dans Monumenta Germaniae Historica, Poetarum latinorum medii aevi Tomi IV Pars II, p. 593--99, et par Wilhelm Meyer de Spire, o. c., p. 239—46.

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l'Histoire littéraire de la France, XX XIII (1906), p. 348— 9. Deux d’entre elles sont publiées ici. Celles qui n’ont pas encore été publiées le seront sous peu. Toutes ces versions dérivent directement ou indirectement (les versions X et XI par l'intermédiaire de la version II) de la version latine littérale. 1 Nous nous bornerons à énumérer ici ces versions dans le même ordre que P. Meyer, en ajoutant les éditions postérieures au travail de Paul Meyer et en renvoyant pour les manuscrits à ces mêmes éditions et, pour l’analyse du contenu et pour d’autres détails, à celles-ci et à l’ouvrage souvent cité de M. Monteverdi (p. 420—445).

1. — Version en laisses monorimes d’alexandrins, par un certain Benoît, dont il ne reste qu’un fragment de 360 vers, publié par Paul Meyer, Romania, XX XVI (1907), p. 12—-28.

2. — Version en vers octosyllabiques. Premier vers: Qui weult oir sarmon novel. Nous comptons la faire paraître prochainement dans la collection de Classiques français du moyen âge.

3. — Version en vers octosyllabiques à rimes léonines, par Pierre (de Beauvais). Premier vers: De diverses meurs se diversent. Édition’ par M. John FR. Fisher dans The Romanic Review, VIII (1917), p. 1—67.

4, — Version en vers octosyllabiques. Premier vers: Jesucrist par seint Eüstace. Édition par H. Petersen dans Romania, XLVIII (1922), p. 365—402.

5. — Version en alexandrins anglo-normands par Guillaume de Ferrières. Premier vers: Un riches hom esteit en Rome jadis. Nous la publierons dans la Romania.

6. — Version en vers de six à dix syllabes faite en Angleterre. Premier vers: Au tens ke l’estat de seinte Eglise. Édition

1 Pour ce qui concerne la version VII, voir cependant cidessus, p. 59, note 1.

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par Mario Esposito dans Textes et études de littérature ancienne et médiévale, premier fascicule, Florence, 1921, p. 29—61 (voir pour la description du manuscrit, Neuphilologische Mitteilungen, 1911, p. 12—25 et 46).

7. — Version en quatrains de vers décasyllabiques. Premier vers: Seignor et dames, entendez tuit a moi. Édition par Andreas C. Ott dans Romanische Forschungen, X XXII (1912), fascicule 2

(Cf. Romania, XLI, 424, et XLII, 126).

8. — Version en vers octosyilabiques. Premier vers: Au tamps l’empereur Traiien. Elle sera publiée par nous dans la

Romania.

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