‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 112 sur 430 · POC1* + 4HC · texte numérisé non relu

POC1* + 4HC

CHC1-CO Cl C H -CO Cl

ènci-coci- c + cci-coci

Tétrachlorure Chlorure do

tartrique. chloromaléyle.

12° La solution d’acide tartrique saturée vers 37° absorbe une grande quantité d’oxyde azotique; le liquide incolore laisse déposer après quelque temps des aiguilles (qui paraissent formées d’acide tartrique non altéré) ; il ne se dégage aucun gaz par l’ébullition, mais le liquide brunit fortement le sulfate ferreux [Reinsch, Journ. fur prakt. Chem., t. XXV1I1, p. 394].

13° L’action de l’acide tartrique sur l’acide benzoïque, l'anhydride et le chlorure acétique, la glycérine et les sucres, est indiquée aux mots Tartiuques (Étheks), Dulcite, Saccharose, Sonbite, etc.

14° La solution concentrée d’acide tartrique se conserve longtemps sans s’altérer; au bout d’un an, elle contient encore la proportion primitive d’acide, malgré le développement de quelques moisissures [Wittstein, Neues Jahrb. für Pharm., t. II, p. 2-29] ; les solutions étendues acquièrent avec le temps la propriété de réduire la solution cupro-potassique [Staedeler et Krause, Pharm. Centralb., 1854, p. 936], Les solutions très-anciennes d’acide tartrique renferment une petite quantité d’acide acétique.

Lorsqu’on met en fermentation un tartrate alcalin en y ajoutant d’une infusion aqueuse de son d’amandes, il se décompose rapidement avec production de carbonate et d’acétate alcalin [Buchner jeune, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LXXVIII, p. 203J.

Le tartrate de calcium abandonné à l’air en présonce de l’eau, de matières organiques ou de certains sels minéraux ( phosphates d’ammonium, etc.), entre en fermentation et se transforme en propionate de calcium :

2 C4 II6 O6 = C3 II6 O2 -j- 5 CO2 + 3U!.

Le tartre brut, non additionné de chaux, ne fournit dans les mêmes circonstances que do l’acido acétique. Nœllner, auquel est due la découverte de ces faits, avait considéré l’acide formé

TARTRIQUES (ACIDES). — 206 — TARTRIQUES (ACIDES).

dans la fermentation du tartrate calcique comme distinct de l’acide acétique, et il lui avait donné le nom d’acide pseudo-acétique; plus tard, Nicklès établit que la formule de l’acide pseudo-acétique est bien celle de l’acide propionique, mais il remarque quo l’acide en question offre un certaine tendance à se dédoubler en acide acéiique et acide butyrique, et il le dénomma acide butyro-acétique. MM. Dumas, Malaguti et Leblanc reconnurent l’identité de cet acide avec l’acide propionique préparé au moyen du cyanure d’éthyle.

Enfin, les recherches plus récentes do Limpricht et Uslar ont mis de nouveau en doute l’identité de l’acide pseudo-acétique avec do l’acide propionique ; d’après ces chimistes, l’acide pseudo-acétique serait un mélange d’acide butyrique et d’acide acétique. De ces faits contradictoires on peut conclure que l’acide pseudo-acétique n’est pas un corps homogène et qu’il renferme probablement les trois acides, acétique, propionique et, butyrique [Nœllner, Ann. der Chem. u. Pharm., t. XXXVIII, p. 299 ; — Nicklès, ibid., t. LXI, p. 343 ; — Dumas, Malaguti et Leblanc, Compt. rend., t. XXV, p. 781; — Limpricht et Oslar, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. XGIV, p. 321].

La fermentation du tartrate de calcium est produite par un infusoire, voisin du ferment butyrique et possédant la singulière propriété de détruire beaucoup plus rapidement l’acide tartrique droit que l’acide gauche. Certains champignons ( Pénicillium glaucum) en se développant dans le tartrate d’ammonium présentent le même phénomène, ce qui permet de préparer l’acide tartrique gauche avec l’acide racémique [Pasteur, Compt. rend., t. XL VI, p. 615 ; t. LI, p. 298 ; t. LVI, p. 416].

15° L’acide tartrique possède la propriété d’empêcher la précipitation d’un grand nombre de métaux par les alcalis, par suite de la formation de sels doubles non décomposables par ces réactifs. Pat mi les oxydes que la potasse employée en très-léger excès ne précipite pas en présence d’un excès d’acide tartrique, même lorsque les solutions sont étendues d’eau et portées à l’ébullition, nous citerons :

Al2 O3, G1203, ZnO, Fe203, Ni O, CoO,

Cr2 O3, PtO2, PbO, Bi2 O3, CuO.

Les oxydes suivants, au contraire, sont solubles à froid dans les conditions indiquées, mais ils se précipitent par l’ébullition de la solution suffisamment étendue d’eau :

MnO, CdO, U2 O3, Au2 O3;

ce dernier oxyde est réduit à chaud. Enfin la précipitation des oxydes IlgO, Ag20 et SnO n’est pas empêchée par l’acide tartrique.

Les réactions des métaux avec d’autres réactifs, carbonates, phosphates alcalins, etc., sont aussi plus ou moins modifiées; mais, dans la plupart (les cas, les phosphates, pyrophosphates, arséniates et borates alcalins, précipitent les tartrates doubles que les alcalis ou les carbonates alcalins ne peuvent décomposer [ voyez à ce sujet les recherches de E. Aubel et G. Ramdohr, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. C11I, p. 33, et de H. Grotlie, Journ. für pralit. Chem., t. XCII, p. 175].

L’acide tartrique n’entrave nullement la précipitation des métaux par l’hydrogène sulfuré et le sulfhydrate d’ammonium.

16° L’acide tartrique et les tartrates alcalins introduits dans l’organisme y subissent une oxydation complète.

Usages de l’acide tartrique. — L’emploi de l’acide tartrique va en augmentant de jour en jour, grâce aux applications nombreuses que l’on

en fait en teinture et en impression, en photographie, en analyse, en médecine, pour la fabrication de boissons gazeuses, etc.

TARTRATES.

L’acide tartrique est tétratomique et bibasiquo ce que nous avons exprimé plus haut par la formule t

Page 1