CH.O
G4 H208.Pbs = çH.o,
CO2
: Pb
: Pb
[Erdmann, Ann. der Chem. u. Pharm., t. XXI, p. 14; — II. Schiff, Compt. rend., t. LV, p. 511]. — Ou obtient le même sel diplombique en faisant bouillir pendant 10 à 12 heures de l’acétate de plomb avec de la crème de tartre : il se dégage de l’acide acétique et il se dépose une poudre blanche cristalline, très-dense. Ce sel est insolublo dans l’acide acétique et dans le tartrate ammonique, mais il se dissout dans la potasse ainsi que dans l’acide azotique [K. Frisch, Journ. für prakt. Chem., t. XCV1I, p. 279 ; Bull, de la Soc. chim., 1867, t. VII, p. 258].
L’acide de ce sel basique est de l’acide tartrique et non un anhydride ; en traitant le sel par l’hydrogène sulfuré en présence de l’alcool, on peut, en effet, en isoler de l’acide tartrique ordinaire.
Indépendamment du sel diplombique, on connaît un sel moins basique, (C4II308)2Pb3, qui présente les mêmes caractères de solubilité que le précédent; on le prépare en chauffant pendant 3 à 4 heures seulement do l’acétate de plomb avec do la crème de tartre et de l’eau (Frisch).
Lorsqu’on fait digérer de l’oxyde de plomb avec une. solution de crème do tartre, il se forrno un sel insoluble qui n’est décomposé ni par les alcalis ni par les sulfates ; ce sel est peut-être un
TARTRIQUES (ACIDES). - 220 - TARTRIQUES (ACIDES).
tartrato double de plomb et do potassium (Thénard).
Tartoates de potassium. — 1° Sel neutre,
CMH O6. K* + AH» O.
— Ce sel, connu depuis le xvi* siècle, est décrit dans les anciens traités sous les noms de tartre tartarisé et de tartre soluble; il no doit pas être confondu avec le tartrato borico-potassique, qui est souvent nommé crème de tartre soluble. Avant les travaux de Margraff et de Rouelle (vers 1770) la nature du tartre soluble n’avait pas été éclaircie, et l’on croyait que ce sel pouvait renfermer de la potasse ou de la chaux , suivant qu’on l’avait obtenu en neutralisant le tartre par la potasse ou par la chaux.
Aujourd’hui encore , on prépare le tartrate neutre de potassium en saturant à l’aide de la chaleur la crème de tartre par le carbonate de potassium et évaporant à cristallisation; le sel se dépose sous la forme d’une poudre cristalline. Il cristallise assez difficilement, et, pour l’obtenir en cristaux distincts, il est nécessaire de soumettre la solution à une évaporation lente ; les cristaux qui se déposent dans des solutions contenant du carbonate potassique ou de la potasse, sont mieux formés. Ils appartiennent au système clinorhombique ; ils ont été mesurés par plusieurs observateurs qui ne leur ont pas donné la mémo position; nous adoptons ici celle que Marignac a choisie. Formes : dlli, blls, d312, b312, o1, a1, h1, g1, p; les cristaux sont hémimorphes; du côté droit on ne trouve que la face d'12, tandis qu’à gauche il n’existe que la face b'12, seule ou accompagnée de d3lî, b3/2 et g1. Angles : h' p = 90° 30' à 90° 50' ; h' a1 = 141» 57' à 142» 13'; p d‘/2 = 104» 0' ; p b 1/2 = 103° 7’. Clivages suivant h1 et p (Marignac , Brooke , Hankel , De la Provostaye, Pasteur).
D’après les déterminations de Rammelsberg, les cristaux du tartrate neutre de potassium dérivent du type orthorhombique, l’angle h 1 p étant suivant lui égal à 90"; il donne au cristal une position un peu différente; laissant la face h 1 en place, il le tourne de 90°, de manière à faire de la face g* la base du prisme. Formes : bil2, m, h ', g', p; quatre des faces de l’octaèdre bui manquent, et les quatre autres forment un tétraèdre gauche; les cristaux sont hémimorphes, la face p ne se trouvant qu’à la partie inférieure du cristal, où les faces bl,i sont par conséquent beaucoup moins développées qu’en haut. Angles : m h' = 142° 1 à 142° 20'; b 1/2 bi/2 (sur p) = 134° 50' à 135° 25'; 6*f* g’ = 103» 35' à 101° 40'. Clivage suivant h1, g'.
Le tartrate neutre de potassium possède une densité de 1,900 (Buignet), de 1,975 (Schiff) ; son pouvoir rotatoire pour la raie D est[a]o = -|- 28°, 48 (Landolt). Il renferme 1/2 II2 O qu’il ne perd qu’à 180°. II est très-soluble dans l’eau et absorbe en se dissolvant — 5°al,56; le sel anhydre n’absorbe que — 3°al,56 (Berthelot) ; I p. de sel se dissout à 2° dans Or, 75; à 14° dans 0p, 06; à 23" dans 0p,03, et à 04° dans 0p,47 d’eau (Osann). Il est très-peu soluble dans l’alcool (1 p. dans 240 p. d’alcool bouillant, VVenzel); l’alcool le précipite de sa solution aqueuse sous la forme d’une huile ne cristallisant pas, même après avoir été lavée à l’alcool à plusieurs reprises. Les cristaux du tartrate potassique tombent en déliquescence dans l’air chargé d’humidité.
La plupart des acides précipitent du bitartrato de la solution du tartrate neutre de potassium; le môme précipité se produit par une addition de brome, sans que l’acide tartrique en soit aucunement attaqué (Cahours).
2° Sel acide, C*I150G. K [Syn. crème de tartre, tartre purifié], — Ce sel forme la majeure partio du tartre brut, ou tartre cru, qui contient
comme principales impuretés du tartrate calcique de la matière colorante et d’autres sels en petite quantité.
Dès les temps les plus reculés, la préparation du vin a dû amener à la connaissance du tartre; mais, chez les anciens, ce dépôt de vin n’est pas désigné par un terme propre; on trouve les mots déchet du vin ou levùre, rpû£ chez les Grecs, et Fœx vini chez les Romains. Les Grecs savaient déjà que le tartre brûlé laisse un résidu pouvant servir à la préparation de lessives alcalines; on trouve dans Diosroride « que le tartre laisse par la combustion un résidu blanc, d’une saveur brûlante, qui doit être conservé dans des vases fermés, car il se vaporise rapidement à l’air » (tombe en déliquescence). Pour la suite de l’historique, voyez plus haut, p. 200.)
Pour purifier le tartre, on le fait cristalliser à plusieurs reprises dans l’eau bouillante, et l’on élimine les dernières quantités de chaux qui sont retenues très-opiniâtrement en mettant 42 p. de tartre ainsi purifié en digestion vers 20° à 25° avec 1 p. d’acide chlorhydrique et 6 p. d’eau; au bout de 24 heures, on laisse égoutter les cristaux, on les lave à l’eau froide et on les fait cristalliser une dernière fois dans l’eau bouillante.
Le bitartrate de potassium se forme toutes les fois qu’on ajoute de l’acide tartrique en excès à la dissolution d’un sel de potassium; le perchlorate do potassium étant moins soluble que le bitartrate n’est pas précipité par l’acide tartrique (Serullas); le bisulfate potassique ne l’est pas non plus (Jacquelain), mais la solution donne un précipité lorsqu’on ajoute de l’alcool; en présence de l’alcool, l’acido tartrique décompose complètement le chlorure de potassium en s’emparant do la totalité du potassium et mettant l’acide chlorhydrique en liberté [Bussy et Buignet, Journ. de Pharm. et de Chun., (4), t. II, p. 5].
Le bitartrate de potassium forme des cristaux durs, opaques(translucides lorsqu’ils ne contiennent aucune trace de chaux), d’une saveur acidulé, appartenant au système orthorhombique. Formes : b1/2, m, g3, e1, e1/!, eU3, a ', g1, p; l’uue des moitiés tétraédriques de l’octaèdre bU} prédomine généralement, tandis que l’autre est peu développée ou manque complètement. D’après Haidinger et Schabus, c’est tantôt le tétraèdre droit, tantôt le gauche qui prédomine ; ce fait n’est pas conforme aux observations de M. Pasteur, suivant lesquelles un seul tétraèdre prédomine dans le bitartrate droit, tandis que le tétraèdre opposé ne se trouve très-développo que dans les tartrates gauches. Les cristaux mesurés par Rammelsberg portaient un tétraèdre gauche plus développé que le droit. Sur les cristaux observés par Haidinger et Schabus le développement des faces du prisme m était en rapport avec celui des tétraèdres; la face a’ no se trouvait que sur les cristaux qui portaient principalement le tétraèdre gauche, et les faces et/! e; ci/3 n’étaient combinées qu'avec le tétraèdre droit. La face p est toujours peu développée.
Angles : m m= 109° 0 à 109° 8'; mb ,/i = 141° 49'; e' e' (sur p) = 107° 14' à 107° 30’. Clivage parfait suivant p, moins facile suivant e* et encore moins facile suivant g1 (Brooke, de la Provostaye, Haidinger, Pasteur, Schabus, Rammelsberg).
Les cristaux de bitartrate do potassium ont pour densité 1,943 (Schabus), 1,950 (Buignet), 1,973 (Schiff). Leur pouvoir rotatoire est de [ajn = -|- 22° CI (Landolt); l’équivalent do réfraction = 57,00 (Gladstono). Ils sont inaltérables à l’air, attirent cependant une petite quantité d’eau dans l’air très-chargé d’humidité. La crème de tartro est peu soluble dans l’eau froide, mais beaucoup plus soluble dans l’eau bouillante et dans les acides minéraux concentrés; elle est insoluble dans l’alcool. Les chiffres suivants expri-
TARTRIQUES (ACIDES). —221— TARTRIQUES (ACIDES).
ment sa solubilité dans l’eau à differentes températures :
100 p. d’eau dissolvont
Tempéra-
ture).
Bitartrate do potassiun 0P. 32
an
SI
fl
[Alluard, Compt. rend., t. LIX, p. 500].
Ces chiffres coïncident sensiblement avec ceux obtenus anciennement par Wenzel, A. Vogel, Brandes, Osann, etc., et plus récemment par E. Kissel ; les solubilités trouvées par Chancel [Jour». de Pliann. et de Chim., (4), 1. 1, p. 34SJ sont un peu plus faibles.
La solubilité dans l’alcool faible a été déterminée par Chancel et Kissel.
100 p. d'oloool & 10,5 •/. dissolvont (Chuncui)
Bitartrate
rature.
do potassium.
A la température de 12°, 100 p. d’alcool faible dissolvent :
Alcool à fl % Of, 3139
[E. Kissel, Zeitsch. für analyt. Chem,, t. VIII, p. 409].
La solution saturée de crème de tartre bout à 99°, 0 sous la pression de 718 millimètres (l’eau sous la même pression bout il 98°, 4).
La solution de bitartrate de potassium rougit le apier de tournesol ; elle dissout un grand nomre d’oxydes métalliques en donnant des tartrates doubles. Le bitartrate de potassium enlève la moitié de la potasse au chromate ueutre en produisant ainsi du tartratc potassique neutre et du dicliromate potassiquo (Schiff).
Traité par la craie en présence de l'eau, il donne un dépôt do tartrate calcique et se convertit en tartrate neutre; chauffe à l’ébullition avec de la chaux et de l’eau, il cède il la chaux la totalité de l'acide tartrique (Schecle, Osann).
Soumis 6. la calcination, le bitartrate do potassium répand une fumée piquante, ayant l’odeur du pain grillé et laisse un résidu de carbonate potassique mêlé de charbon. C’est le sel fixe du tartre ou alcali de tartre des anciens chimistes; ils calcinaient aussi le tartre avec du salpêtre et se procuraient ainsi, suivant les proportions du mélange, un résidu noir contenant encore du charbon, flux noir, ou un résidu blanc, flux blanc, qu’ils employaient commo fondant daus les opérations métallurgiques.
La crème de tartre sert en teinture et on impression; elle est employée aussi en médecine, tomme purgatif léger; mais on lui préfère lo tar-
trate de boryle et de potassium. Mèléo avec de la craie et do l'alun, la crème de tartre sert pour le nettoyage de l’argenterie.
3° Sel double. — Tartrate de potassium et d ammonium, C» 111 0G. K (A z MM -f- 1 II2 O. — On l'obtient en saturant le bitartrate potassiquo par l’ammoniaque ou le carbonate ammonique et évaporant il cristallisation. Les cristaux du se] appartiennent au système orthorhombîque ; ils sont isomorphes avec ceux du tartrate neutre do potassium. Formes : b'1-, m, h1, g' ; la forme 61/2 se trouve toujours à l’état do tétraèdre gauche. Angles: m/i> = 142° 12’; b'12 bus (surp)=l:i5o50'; bit-sgi = 103°2b' (De la Provostaye, Itammelsberg).
La densité du tartrate de potassium et d’ammonium est de 1,700 (Schiff); son pouvoir rotatoire [ix]d = -f- 31°, Il (Landolt).
Il est très-soluble dans l’eau ; sa saveur est fraîche et piquante. A l’air, il devient promptement opaque en perdant de l’ammoniaque; vers 140°, la totalité de l’ammoniaque se dégage et il reste du bitartrate de potassium [Lassone, Chem. Journ. t). Crell., t. V, p. 70; — Wittstein; — Bucholz, Arch. v. Brandes, (2), t. XI p. 232; — Veling, ibid., (2), t. XXXVII, p. 38; — Dumas et Piria].
Tartrates de rubidium. — 1 0 Sel acide,
CMD 0e. Rb.
— Il cristallise en prismes aplatis, transparents,
qui appartiennent au système orthorhombique et sont isomorphes avec le bitartrate de césium. Formes : m, bUi, g', IP, e1,- la forme bu- existe presque toujours à l’état de tétraèdre droit; le tétraèdre gauche (6 2/3 g'13), si développé sur
certains cristaux du bitartrate de césium manque complètement. Angles •.mm — 108° 4'; b'/2 bUï (sur p) — 80° IG'; b'12 61/s (sur g1) — 53° 17'. Clivage suivant IP et g1 (Cooke, Lang). Le tartrate de rubidium est inaltérable il l’air, ainsi qu’à 100°; il est beaucoup moins soluble que le sel de césium correspondant : 1 p. se dissout dans 8p,5 d’eau bouillante et dans Si?, 5 d’eau à 25° (Allen, Grandeau).
2° Tartrate de rubidium et de sodium,
C*H* 0e. Bb Na + 4 H5 O.
— La solution de ce sel, évaporée lentement, fournit une masse gélatineuse; mais, par refroidissement de sa solution saturée, il cristallise en grands prismes orthorhombiques, isomorphes avec les cristaux de sel de Seignette [Piccard, Jahrb. fur Chem., 1862, p. 125].
Taiviiiates de sodium. — 1° Sel acide,
C‘II506.Na + HsO.
— Pour préparer ce sel, on sature l’acide tartrique par le carbonate de sodium et Ton ajoute au liquide une quantité d’acide tartrique égale à celle qui a été employée primitivement; la solution suffisamment concentrée laisse déposer, en se refroidissant, des prismes orthorhombiques, transparents, généralement assez mal formés. Formes: m, g', p, a1, e1. Angles: mm = 110°; ttlfl1 = 101°; j )al— 110°; pe> = 120°; ces mesures ne sont qu’approximatives (Haberle). D’après M. Pasteur, ce sont des prismes orthorhombiques terminés par un tétraèdre b11’2.
Le bitartrate de sodium perd son eau à une température peu supérieure à 109° (Dumas et Piria). Il possède une saveur acide; il so dissout dans 9 p. d’eau froide et dans 1p,8 d’eau bouillante (Bucholz); suivant Vogel, il se dissoudrait dans 12 p. d’eau froide. 11 est insoluble dans l’alcool. En se dissolvant dans l’eau, le sel cristallisé absorbe — 8cal,54, et le sel anhydre — 5e"1, GG (Berthelot). Son pouvoir rotatoire est de [a]n = -j- 23° 95 (Landolt).
TARTRIQUES (ACIDES). — 222 — TARTRIQUES (ACIDES).
2° Sel neutre, CUI’>0«.Nas + 211*0. — On l’obtient en saturant l’acide tartrique par lo carbonate de sodium ot laissant refroidir la solution suffisamment concentrée. 11 forme des cristaux limpides du système orthorhombique. Formes : m,IA, fl1, a1, a'1*, e1, e1/s; angles :mm = 104“10' à 101° 50'; a' a1 (sur p) == 132» 44' à 433° 24'; gi e1 = 10S“37'. Clivage imparfait suivant m [llaberle, Bcrnhardi, De la Provostaye, Schabusj.
Lorsque la solution du sel est refroidie rapidement, elle déposo des aiguilles groupées en faisceaux.
Le tartrate neutre de sodium possède une densité de 1,794 (Buignet); il est inaltérable à l’air et fond dans son eau do cristallisation lorsqu’on le chauffe ; l’eau ne se dégage complètement qu’à 200°. Il est soluble dans 5 p. d’eau froide, fort soluble dans l’eau chaude, insoluble dans l’alcool absolu [Bucholz, Al! g. Journ. v. Gehlen, t. V, p. 520J. Osann a trouvé une solubilité plus forte: 1 p. de sel se dissout à 6° dans 3p,4G; à 24“ dans 2p,28 ; à 38“ dans 1p,75, et à 42“ 5 dans 1P,5 d’eau. Le sel cristallisé, en se dissolvant dans l'eau, absorbe— 5cal,88, et le sel sec — lcaI,12 (Berthelot). Son pouvoir rotatoire est de fa]n = -f- 30°, 85 (Landolt), et son équivalent de réfraction = 50,39 (Gladstone) [Bucholz ; — Osann; — Herzog, Arch. v. Brandes, (2), t. XXXIV, p. 1 ; — Dumas et Pirial.
3“ Sels doubles. — Tartrate de sodium et d'ammonium, C4H406.Na.Azll4 + 411*0.— Ce sel se prépare par la saturation du bitartrate ammonique au moyen du carbonate de sodium ; on peut aussi dissoudre dans l’eau les tai trates neutres de sodium et d’ammonium employés dans la proportion de molécule à molécule; la solution suffisamment concentrée laisse déposer des cristaux trèsbeaux, souvent volumineux, appartenant au type orthorhombique; ils sont isomorphes avec le sel do Seignette ot offrent le môme développement. Formes : bUî {b1 b 1/3 fl1), m, h3, fl3, a', e1, e1/2, h', php; quelquefois, on trouve encore les formes fy7/l, e^5, et {b- bil:' IA) ; la forme bUl est toujours hémièdro et constitue un tétraèdre gauche ; la forrno ( 61 b'13 g' ) est holoèdre ou existe également comme tétraèdre gauche, c’est-à-dire que la face bui et souvent la face (61 61/J fl1) ne se trouvent que du coté gauche de l’observateur, les faces IA et a1 (si cette dernière existe) étant placées en avant. M. Pasteur a tourné les cristaux de 90“ autour do l’axe vertical ; si l’on choisit cette position, les faces g1, e1 et c’/2 se trouvent placées en avant, et la face hémièdre b'11 ost placée à la droite de e1.
Dans le tartrate gauche de sodium et d’ammonium, la position de la face bil3 par rapport à a1 et e1 est exactement inverse. Dans quelques cas on trouve des cristaux qui ne paraissent constituer que la moitié gauche d’un cristal, par suite du développement considérable do la face g1 droite; mais sur ces cristaux on trouve néanmoins les faces droites dos prismes verticaux et horizontaux. Angles: mm (en avant) = 101° 4'; m g1 = 129» 28' à 129» 59'; g' e> = 112“ 50' à 113“ 39'; p ifl/î = 146» 32' à 145“ 50' [H. Kopp, Pasteur, Rammelsberg; pour les propriétés optiques des cristaux, voyez Sénarmont, Ann. de Chim. et de Php s., (3), t. XXXIII, p. 391],
La densité du sel est de 1,587 (ScliilT), son pouvoir rotatoire de [i]j — + 20“ ,0 (Pasteur) et fa]D = + 32“,65 (Landolt). Il se dissout àO" dans 4P, 2 d’eau. L’eau de cristallisation se dégage à 100° [Mitscherlich, Poggend, Ann., t. LVII,p. 484; — Pasteur, loc. cit.J.
Le tartrate do sodium et d’ammonium est le sel qui a servi à M. Pasteur au dédoublement de l’acide racémique en acides tartriques droit et .gauche.
Tartrate de sodium et de potassium,
C4 II4 0° . Na K -j- 4 H* O
[Syn. Sel de Seignette]. — Un des plus beaux sels de l’acido tartrique, découvert on 1072 par Pierre Seignette, pharmacien à La Rochelle; sa préparation était restée secrète pendant longtemps, et ce n’est qu’en 1731 que Boulduc, avec le concours de Grosse, fit connaître le mode d’obtention avec la crème de tartre et le carbonate de soude.
Encore aujourd’hui on prépare ce sel en saturant le bitartrate de potassium par le carbonate de sodium. On porte à l’ébullition 12 p. d’eau et l’on ajoute par portions 4 p. de crème de tartre et 3 p. de carbonate sodique cristallisé; la solution, qui doit ètro très-légèrement alcaline, filtrée et évaporée, donne par le refroidissement de beaux cristaux de tartrate sodico-potassique. Les eaux mères en fournissent encore si on les concentre, mais à la fin elles ne déposent plus que des aiguilles de tartrate sodique; il faut alors ajouter une certaine quantité de tartrate de potassium, faire dissoudre le tout à l’aide de la chaleur et faire cristalliser. Le tartrate sodico-potassique est purifié par une nouvelle cristallisation; il consti» tue de très-beaux cristaux, souvent très-volumineux , dérivant du type orthorhombique, isomorphes avec les cristaux du sel précédent. Formes : 61/2, (b'- b113 g'), m, h3, fl3, a1, e1, e*/*, h1, fl1, p; la forme bi/2 est toujours hémièdre (tétraèdre gauche) ; la forme (61 b'13 g1) est souvent complète; dans le cas contraire, elle forme un tétraèdre droit, tandis que dans le sel isomorphe décrit plus haut on la trouve à l’état de tétraèdre gauche. L’hémiédrie du sel de Seignette est d’ailleurs moins prononcée que celle du tartrate sodicoammonique, et l’on trouve quelquefois des cristaux parfaitement holoèdres. D’autres fois, au contraire, comme dans le sel ammonique correspondant, on rencontre des cristaux qui semblent être la moitié gauche d’un cristal. Ce que nous avons dit plus haut sur la position des faces tétraédriques du tartrate sodico-anmionique s’applique également ici. Angles : mm = 100° 9' à 190“ 30'; mgi = 129“ 20' à 129“ 45'; fl1 e1 = 113“ 38' à 113“ 40'; p6>«= 145“ 38' à 146“ 10'
[II. Kopp, Brooke, Bernhardi, Hankel, Pasteur, Itammolsberg; pour les propriétés optiques, voyez Sénarmont, loc. cil .].
La densité du tartrate sodico-potassique est do 1,790 (Buignet) de 1,767 (Schiff), son pouvoir rotatoire [«]d = + 20“ ,67 (Landolt). Les cristaux s’offieurissent superficiellement dans l’air sec et attirent, au contraire, de l’humidité dans l’air saturé de vapeur d’eau. Ils fondent à 70-80“ en un liquide commençant à bouillir à 120°; vers 180“ l’ébullition cesse pour ne reprendre qu’à une température supérieure; vers 190-195“ le sel perd alors complètement son eau. Au-dessus de 220“ il se décompose entièrement [R. Fresenius, Ann. der Chem. u. Pharm., t. LIII, p. 234). D’après Berzelius, le sol perd 3H20 à 100 ’, et la dernière moléculo d’eau se dégagerait déjà vers 130”.
Le sel de Seignette desséché se dissout à 6“ dans 2p,<>2 d’eau ; les cristaux exigent pour se dissoudre 3P,3 d’eau à 3“; 2p,4 à 11“; 1P,5 à 26” (Osann); Brandes a trouvé des chiffres plus faibles : 2 p. d’eau à 5», 6; 1P,2 à 12”, 5; 0p,42 à 25”, et 0p,3 à 37° 5.
La solution saturée à 8“ a pour densité 1,251 (Anthon). En se dissolvant dans l’eau, le sel cristallisé absorbe— 12e1*1, 3 let le sel anhydre — 1e*1, 87
(environ). .
Le sel de Seignette est employé en medecine comme purgatif léger et comme diurétique. Tartrates de strontium. — 1“ Sel acide.
C4lI506)‘Sr + 2 H2 O.
TARTRIQUES (ACIDES). — 223 — TARTRIQUES (ACIDES).
— Cristaux anorthiques obtenus en laissant évaporer une solution de tartrate de strontium neutre •dans l’acide tartrique; l’eau le dédouble eu tartrate neutre et acide tartrique [Scacchi, Poggend. Ann., t. CIX, p. 373].
Le même auteur a décrit, un sel suracide de la formule (C*H*0«)*Sr + 2C‘H«0«.
2° Sel neutre, C4H408.Sr + 3 H* O. — La solution bouillante du carbonate de strontium dans un excès d’acide tartrique laisse déposer, par le refroidissement, des cristaux de tartrate neutre de strontium. Le nitrate de strontium produit dans la solution du tartrate neutre de potassium un précipité faible qui se dissout à une douce chaleur et se dépose en cristaux brillants lorsqu’on élève la température jusqu’à l’ébullition.
Le chlorure de strontium précipite en blanc le tartrate potassique : le précipité, floconneux d’abord, devient rapidement cristallin.
Les cristaux du tartrate de strontium dérivent du type clinorhombiquc ; formes : m, II', g', p, a', o', b'12, d,f- ; la moitié gauche du prisme m manque, tandis quo les faces b'12 et d'*2 n’existent qu’à gauche et en haut; angles: ph' =102°0’; m h' = 141° U’ : h'a' = 123“43’ ; = li'o' = 137» 32’ (Marignac).
Teschcmacher a mesuré le même sel, mais est arrivé à des résultats différents; prismes clinorhombiques : mm = 125° 20’; mp = 92° 35’ (l'angle mm est peut-être l’angle mg 1 = 120° des cristaux do Marignac) [Teschemacher, Phil., Mag. and. Ann., t. III, p. 29],
Le tartrato neutre de strontium renferme 4112 0, d’après Dulk; 3I120, d’après Marignac. Il se dissout dans 147 p. d’eau à 19°; il est plus soluble dans certains sels ammoniacaux. Le tartrate de strontium se dissout à froid dans la potasse et la soude, en donnant une liqueur qui se coagule par la chaleur; lecoagulum disparaît par le refroidissement, à moins qu’on n’ait trop longtemps chauffé la matière (Osann).
3° Sels doubles. — Tartrate de strontium et d’ammonium, (C4 H’1 06)2 Sr (AzH4)! -f- 12H20.
— La solution du carbonate de strontium dans un excès d’acide tartrique, neutralisée par l’ammoniaque , donne des tables rectangulaires minces, appartenant au système orthorhombique. Formes : m, g3, g', a', b'*1 ; la forme b'1- présente l’hémièdrie à faces parallèles; mg' — 124° 58’; pie' = 124° 20’ (Marignac).
Tartrate de strontium et de potassium,
(C4H408)*SrK2 + 2 H2 O.
— On l’obtient en évaporant une solution de crème do tartre neutralisée par de l’eau de strontiane (Thénard; — Dulk).
Tartrate de strontium et de sodium,
(C4II4 06)2SrNa! + 21I20.
— Le bitartrate sodique, neutralisé par l’eau de strontiauo et évaporé, laisse une masse gommeuse, soluble dans I p,4 d’eau à 15°, et beaucoup plus soluble dans l’eau bouillante (Dulk).
Tartrate de tantale. — L’acide tantalique ne se dissout qu’en petite quantité dans une solution bouillante de bitartrate de potassium, mais son hydrate y est très-soluble; la solution se prend en masse par le refroidissement, la potasse et le carbonate ammonique la précipitent incomplètement (Berzelius et Eggertz).
Tartrates de tellure. — 1" Tartrate tellureux.
— La solution de l’anhydride tellureux dans l’actde tartrique, laisse après évaporation une masse radiée (Berzelius), ou dos aiguilles blanches [Kcelreuter, Journ. v. Scliweigger, t. LXII, p. 2 IG). Le sel est très-soluble dans l’eau et n’est précipité ni par les alcalis, ni par le borax, ni par La tannin, etc.
2° Tartrate telluroso-potassique . — L’anhydride et l’hydrate tellureux se dissolvent dans une solution de crème de tartre; par la concentration lente, la liqueur laisse d’abord déposer de la crème de tartre et se dessèche à la fin en une masse gommeuse, transparente. L’eau froide décompose en partie ce sel, et précipite de l’hydrate tellureux qui se dissout de nouveau dès qu’on chauffe.
L’acide tellurique est réduit par la crème de tartre et fournit du tartrate telluroso-potassique (Berzelius).
Tartrates de thallium. — 1" Sel acide, C4H506.T1.
— Il se précipite lorsqu’on ajoute de l’acide tartrique à la solution du sel neutre; les cristaux appartiennent au type orthorhombique, et sont isomorphes avec le tartrate acide de potassium (De la Prévostaye, — Lang, — Lamy et Des Cloiseaux). Leur densité est de 3,496; ils se dissolvent dans 122 p. d’eau à 15° et dans 6 p. d’eau à 101° [F. Kuhlmann jeune, Ann. de Cliim. et de Pliys., (3), t. LXVII, p. 311; — Lamy et Des Cloiseaux, ibkl., (4) t. XVII, p. 310].
2" Sel neutre, C4I4408.T12 + 4H20. — On l’obtient en saturant l’acide tartrique à la température de l’ébullition par du carbonate de thallium et évaporant lentement la solution alcaline. 11 forme de beaux prismes transparents et brillants appartenant au système clinorhombique; il n’est pas isomorphe avec le tartrate neutre de potassium. Angles : mm (en avant) = 110°30' ; ph' = 1 10° 23'; clivage suivant p. Ce sel possède la densité 4,058; il perd son eau à 100°. A 15°, il se dissout dans 5 p. d’eau, et à l’ébullition dans moins de OP, I d’eau ; l’alcool ne le dissout qu’en petite quantité (F. Kuhlmann jeune ; — Carstanjen, Jaliresb. fiir Chem. 1807, p. 281 ; — Lamy et Des Cloiseaux).
3° Sels doubles. — Tartrates de thallium et de sodium. — Lorsqu’on neutralise lo bitartrate de thallium en solution chaude par du carbonate sodique, il se forme un sol double,
C4II408.TlNa + 4IÎ20,
cristallisant très-facilement en beaux prismes transparents, du système orthorhombique, isomorphes avec le sel de Seignette. Les cristaux ont pour densité 2,580; ils s’eflleurissent à l’air et se dissolvent à 20" dans la moitié de leur poids d’eau. Ce sel se dédouble facilement; lorsqu’on abandonne sa solution à l’évaporation spontanée, on obtient souvent une masse radiée, formée de tartrate sodique, englobant des prismes d’un nouveau sel double,
C4H408.T1 Na -f C4H40G.T12.
Ce dernier forme des prismes brillants orthorhombiques ; angles : mm = 98° 40’ ; m blls — 131° 24’. Densité =: 4,145. Il est inaltérable à l’air, ainsi qu’à 120°; l’eau le dédouble en partie en mettant en liberté du tartrate neutre de thallium (Lamy et Des Cloiseaux).
Tartrate de thorium. — 1° Sel simple,
(O II4 O6)4 Th3 (OH)4 -f 5 II2 O (i).
— Ce sel basique se dépose sous la forme d’une poudre blanche, lorsqu’on laisse évaporer lentement une solution do chlorure de thorium additionnée d’acide tartrique; il perd 5 II* O à ÎOO” [Chydenius, — Clève] ;
2° Sel double. — Tartrates de thorium et de potassium, (C4 ll408)3Th K2. — En chauffant l’hydrate de thorium avec une solution de bitar-
(1) Th = 234, le thorium étant considéré comme un élément tétratomique.
TARTRIQUES (ACIDES). — 22/( — TARTRIQUES (ACIDES).
trate do potassium employée en excès, on obtient par le refroidissement ic sel double sous la forme d’une poudre cristalline blanche (Clôvo).
Tartrate de titane. — L’acide tartrique produit dans la solution chlorhydrique do l’oxyde do titane un précipité; employé en excès, cet acide empêche la précipitation do l’oxyde titanique par les alcalis et carbonates alcalins (H. Itose).
Tartrate d’urane. — 1° Sous-sel uraneux,
2(C4tl4 0G.U) -f UO -f- II20 (à 100”).
— L'acide tartrique donne, avec le chlorure uraneux, un abondant précipité vert-grisâtre ; le sel séché à l’air perd HP, 70 d’eau à 100°. J1 est très-soluble dans l’acide chlorhydrique et en est précipité par l’ammoniaque; si l’on ajoute un excès d’acide à la solution chlorhydrique, l’ammoniaque no donne plus de précipité, mais la liqueur se colore en brun.
Le tartrate uraneux est un peu soluble dans l’acide tartrique; la solution est incristallisable. Il se dissout aussi dans le bitartrate de potassium; la solution brun foncé donne une masse amorphe par l'évaporation lente [Rammelsberg, Poggend. Ann., t. LIX, p. 31].
2U Sel uronique ou tartrate d'uranyle,
C4 II4 08(110)* + IP O et + 4 U* O.
— La solution jaune de l’oxyde d’urane dans l’acide tartrique fournit, par la concentration , des cristaux renfermant H20, et, par l’évaporation spontanée dans le vide, des cristaux à 4H2 O. Ces derniers perdent 3 H2 O à 150°, en se transformant dans le premier sel; celui-ci ne subit plus de perte à 2U0° [Peligot, Ann. de Chim. et de Phys., (3), t. XII, p. 4G3J.
Les sels uraniques précipitent pat' les alcalis, lors même qu’ils ont été additionnés d’un excès d’acide tartrique (IL Rose); l’ammoniaque, le borax, le carbonate, le phosphate, le pyrophosphate et l’arséniate de sodium ne donnent pas de précipité (Grothe).
3” Sel douhle. — Tartrate d’uranyle et de potassium, C4 H4 06(1)0) K -f IPO (séché à 100°). — La crème de tartre, saturco à l’ébullition par de l'hydrate d’uranyle récemment précipité, fournit une solution jaune, incristallisable; l’alcool en précipite une poudre amorphe qui possède une composition exprimée par la formule ci-dessus. Le sel séché à 100° retient une molécule d’eau, qu’il ne perd qu’à 200° (K. Frisch).
Taiitrates de vanadium. — 1° L’oxyde vanadique en se dissolvant dans l’acide tartrique donne une liqueur d’un beau bleu-, qui se dessèche en une masse bleuo, diaphane, fendillée. Ce sel se dissout lentement dans l’eau, rapidement dans l’ammoniaque qu'il colore en pourpre; la coloration disparaît rapidement à l’air, en même temps qu’il se forme de l’acide vanadiquo (Berzelius).
2° L’acide vanadique est réduit à chaud par la crème de tartre ; la solution bleue renferme un tartrate vanado-potassique, masse amorphe et d’un bleu rougeâtre, soluble dans l’ammoniaque avec une couleur pourpre (Berzelius).
3. L’acide vanadique forme avec l’acide tartrique une solution jaune; si la liqueur contient un excès d’acide tartrique, elle se colore bientôt en vert et à la (in en bleu; l’acide vanadique est alors réduit à l’état d’oxyde de vanadium (Berzelius).
Tartrates d’ïttrium. — 1° Sel acide,
(C4 H5iO®)3y (Y = 89, 55)
— Lorsqu’on dissout le sel neutre récemment précipité dans la quantité exactement nécessaire d’acide tartrique, le sel acide se dépose bientôt sous la forme d’une poudre dense, cristalline inso-
luble dans l’eau. [Popp, Jahrb. f. Cliem., 18C1 p. 205 J.
2" Sel neutre, (C4II406)3Y2-f- 011*0. — Préci pité volumineux, préparé par une double décomposition entro l’acétate d’yttrium et le tartrate neulre de potassium; il est très-peu soluble dans l’eau froide, moins soluble encore à la température do l’ébullition, mais il se dissout dans l’acétato d’yttrium, le tartrate neutre de potassium, le chlorure d’ammonium, l’acide acétique, la potasse, etc. [Popp, loc. cit. J. Les deux sels décrits par Popp contenaient une certaine quantité d’erbium.
Cleve et Iloeglund ont décrit un tartrate d’yttrium de la formule
(G4 H4 O6)3 Ys -f- C4 IIe O6 + 6 U2 O,
qui se précipite sous la forme do prismes blancs microscopiques, très -peu solubles, lorsqu’on ajoute un excès d’acide tartrique à une solution d’acétate d’yttrium [Pull, de la Soc. chim., t. XVIII, p. 20GJ.
Tartrates de zinc. — 1° Sel neutre, C4U406.Zn 2 H* O.
— L’acide tartrique précipite d’une solution d’acétate de zinc une poudre blanche cristalline qui, " séchée dans l’air sec, retient 2H20 (Schiff). Le zinc est attaqué par l'acide tartrique et transformé en tartrate neutre de zinc ( Bergman , 1 Frisch). Lorsqu’on mélange à chaud des solutions î, concentrées de sulfate do zinc et de tartrate * neutre de potassium, on obtient une poudre cris- f' talline d’un blanc jaunâtre ; si le mélange des | deux solutions se fait à froid, il se produit peu à peu de petits cristaux. On ne connaît pas la composition du sel préparé de cette manière: on sait qu’il est très-peu soluble dans l’eau, et qu’il se dissout aisément dans les alcalis ainsi que dans l’ammoniaque (Werther).
La crème de tartre, mise en digestion avec un excès de zinc ou d’oxyde de zinc, fournit une solution qui dépose une poudre blanche et se dessèche en une masse gommeuse.
2” Sel basique, C4lls06.Zn2 -f- 1/2 II20. — Ce sel correspond aux tartrates basiques de plomb, d’antimoine, etc. On le prépare en faisant bouillir longtemps du zinc avec une solution de tartrate potassique additionnée de potasse; la solution neutralisée exactementpar l’acide nitrique, fournit un précipité qu’on purifie en le dissolvant dans la potasse et le précipitant de nouveau au moyen de l’acide nitrique. Séché à 100°, le sel retient 1/2 II2 O qu’il ne perd pas à 2<I0U (K.Frisch).
3° Tartrate de zinc ammoniacal. — La solution concentrée do tartrate de zinc dans l’ammoniaque se prend par l’ébullition en une masse gélatineuse qui séchée sur l’acide sulfurique renferme C4 H406(Az! HBZn) Znll20».
Cotte masse amorphe, diaphane, perd H2 O et Azll3 vers ÎGO”, mais retient encore do l’ammoniaque à 20U° [U. ScitilT, A nu. der Chem. u. Pharm., t. CXXV, p. I40J.
Tartrate de zirconium. — Précipité blanc, soluble dans l’acide tartrique, ainsi que dans la potasse (Berzelius).