CII.OII-CO N CH.O II -CO
(AzII)"
La tartrimide est encore inconnue, mais on a préparé la phényltartrimide.
Jusqu’ici on ne connaît pas encore d 'amines tartriqnes qui résulteraient du remplacement des oxhydryles alcooliques par le reste Az II2.
On a décrit une diamide racémique.
1” TARTR AMIDES, C‘lls Az2 O1 = C* H4 O4 (Az II*)* [Domoudésir, Compt. rend., t. XXXIII, p. 227; — Pasteur, Ami. de Chim. et de Phys., (3), t. XXXVIII, p 445; — k. Grote, Ann. der Chem, u. Phann., t. CXXX, p. 202; llull. de la Soc. chim., 1804, t. II, p. 402].
Tartrajiiue dhoite. — On l’obtient en saturant d’ammoniaque sèche une solution alcoolique de tartrate d’éthyle et faisant cristalliser dans l’eau les aiguilles qui se déposent dans cette réaction .
L’ammoniaque aqueuse en agissant à 100° sur l’éther tartrique ne donne pas de tartramide, mais du tartrate et du tartramate d’ammonium.
La tartramide formo des cristaux magnifiques
TARTRIQUES (AMI DES). — 239 — TARTRIQUES (AMIDES).
appartenant au type orthorhombique. Formes : i'A, rn, h'\ e> et rarement a' ; angles :mm = 101°G'; h s *3 = 135" 14'; e1 s’ = 136°21'; b'I* = 155" 20'.
Les cristaux déposés dans l’eau pure ne sont pas hémièdres, mais ils le deviennent par la cristallisation dans de l’eau légèrement ammoniacale; l’octaèdre b'1- ne possède alors que la moitié des faces qui forment un tétraèdre droit. Pouvoir rotatoire [a]/ = -{- 134°.
La tartramide ne s’unit pas aux acides ; sa solution concentrée bouillante dissout l’oxyde de mercure et laisse déposer par le refroidissement des croûtes de la formule
(C16 II*6 Azs O18) Ilg3.
La substance analysée était probablement un mélange. Ce composé est insoluble dans l’eau, mais soluble dans l’acide chlorhydrique; l’iodure d’éthyle ne l’attaque pas.
l.a tartramide réduit aisément l’oxyde d’argent.
La tartramide droite se combine facilement avec la malamide gauche, et donne de beaux cristaux transparents, solubles à 20° dans 5r,55 d’eau et possédant un pouvoir rotatoire à droite de [oeb = 4- 43", 02.
Tartramide gauche. — Elle ressemble en tout point à la tartramide droite, seulement elle présente uno hémiédrie inverse. Elle forme également avec la malamido gauche une combinaison cristali lisant en fines aiguilles soyeuses, soluble à 19° dans moins do 3 p. d’eau et déviant à gauche le plan de la lumière polarisée : fab = — 95", 7.
Asiidb racémique, C8tI,6Az'0\ — On doit la considérer comme une combinaison à molécules égalesde tartramidedroite et de tartramide gauche.
Pour la préparer on traite le racémate d’éthyle par l’ammoniaque alcoolique.
Elle forme do beaux cristaux, tantôt anhydres, tantôt hydratés et eflloresccnts ; les formes cristallines do ces deux modifications dérivent toutes deux d’un prisme clinorhombique. Formes observées pour l’amide anhydre : m, p, e1 e1'2; angle? : mm — 93“ 22'; mp = 94° 12' ; e1 » = 131" 14'.
Les cristaux de l’amide hydratée sont souvent : hémitropes.
DiPnÉNVLTARTnAMinE [Syn. Tartranilidc], C16II16 Az2 O' - CHI'0‘(AzH.C6II3)2
[Arppe, Ann. der Chem u. Pharm., t. XCIII, p. 351; Ann. de Chim. et de Phys., (3), t, XL1V, p. 243]. — Elle se forme par l’action de la chaleur sur le tartrate acide d’aniline; ce sel commence à brunir vers 130-140° ee dégageant des vapeurs d’eau et d’aniline et donnant naissance à un corps cristallisé; lorsqu’on élève la température vers 150”, la masse fond partiellement et ne contient plus alors d’aniline. Le produit de la réaction qui renferme, entre autres substances, de la diphényltartramide et de la phényltartrimide, est épuisé par l’eau bouillante ; la diphcnyltar- ] tramide reste sous la forme d’une masse brune qu’on purifie par cristallisation dans l’alcool bouillant.
La diphényltartramide est en fines aiguilles incolores et feutrées; elle est insoluble dans i l’eau, peu solublo dans l’éther et assez soluble dans l’alcool bouillant. Elle supporte uno température de 250" sans s’altérer, et fond par une plus forte chaleur en se décomposant; cependant elle se sublime en lamelles lorsqu’on la chauffe avec précaution un peu au-dessous de son point de fusion.
Les solutions alcalines ne l’altèrent pas, même a la température de l’ébullition. L’acide chlorhyontjue la dissout difficilement; elle est, au contraire, très-soluble dans l’acide sulfurique ; l’acide azotique la décompose en partie.
Le racémate d’aniline donne une amide tout à fait analogue.
2° acide tartramiqde,
C* H7 Az O5 = C‘ IbO<^î,!
[Laurent, Compt. rend, des trav. de Chim., 1845, p. 153 ; — Demondésir, loc. cil.; — Pasteur, loc. cit.; — Grote, loc. cit.}. — On l’obtient en traitant l’anhydride tartrique par le gaz ammoniac ou le tartrate d’éthyle par l’ammoniaque aqueuse.
Lorsqu’on fait passer un courant de gaz ammoniac sur de l’anhydride tartrique arrosé d’alcool, on obtient doux couches liquides : la supérieure est de l’alcool, et l’inférieure renferme du tartramate d’ammonium (Laurent).
Si l’on chaufle à 100° le tartrate d’éthyle avec de l’ammoniaque en solution aqueuse et concentrée, il se forme un mélange de tartrate et de tartramate d’ammonium; les proportions de ces deux sels sont variables suivant la durée de la réaction; si celle-ci est prolongée suffisamment, la totalité du tartramate ammonique disparaît. Le produit fournit, par l’évaporation, d’abord des cristaux cfllorescents de tartrate ammonique, et à la fin des croûtes dures de tartramate ammonique. Ce dernier sol, purifié par cristallisation, est traité par le chlorure de calcium et l’alcool, et le sel calcique qui se précipite est décomposé par l’acide oxalique.
L’acide tartramique est en très-beaux cristaux orthorhombiques. Formes : m, b */*, a'*-, e', p1; angles : m m — 107° 34'; e1 e1 = 107° 54' ; a,/! a>A = 53° 25'. La forme ô1/4 n’existe qu’à l’état de tétraèdre droit.
L’acide tartramique est très-snluble dans l’eau.
L’acide tartramique gauche ressemble en tous points à l’acide droit, seulement le tétraèdre 6l/* est gauche.
Tartramates. — L’acide tartramique est monobasique.
Tartramate d’ammonium. — Il est en croûtes cristallines dures.
Tartramate de baryum,
(C4IIeAz05)2Ba -f 8 IP O.
— Croûtes cristallines perdant 4II20 à 100°.
Tartramate de calcium,
(C» II® Az O*)2 Ca + OII2 O.
— Le chlorure de calcium ne précipite pas le sel ammonique, mais l’addition d’alcool détermine la formation d’un dépôt de tartramate de calcium.
Ce sel est en grands cristaux tétraédriques, très-solubles dans l’eau, insolubles dans l’alcool. Lorsqu’on fait bouillir sa solution aqueuse, elle donne, à la longue, du tartrate acide de calcium et de l’ammoniaque.
Tartramate de plomb, (C4HlAzOs)2Pb3. — Co sel basique, comparable au tartrate basique de plomb, se précipite lorsqu’on ajoute de l’ammoniaque à un mélange de tartramato calciquo et d’acétate do plomb.
Tartramate d’éthyle [Syn. Tartraméthane]. — Il s’obtient par l’action ménagée do l’alcool ammoniacal sur le tartrate d’éthyle. Décomposé avec précaution par les alcalis, il fournit l’acide tartramiquo; l’ammoniaque le convertit en tartramide.
Acide phényltartramiqub [Syn. Acide tartranilique],
C'oiIuAzO» = C»H404 Coü1'0" 115 [Arppe, loc. cit.]. — On fait bouillir pendant un
TARTRIQUES (ANHYDRIDES). — 2I|0 — TARTRIQUES (ANHYDRIDES).
quart d’heure la phênyltartrimide avec de l’ammoniaque :
C4II404.AzC«II8 4- Az II» + 11! O
Phênyltartrimide.
✓ AzH.C'H* -s O Az H4
Phényltartramate
d'ammonium.
Le produit de la réaction est évaporé à une douce chaleur, pour chasser l’ammoniaque non combinée, puis traité par un excès d’eau de baryte; le précipité qui se forme est lavé et décomposé par l’acide sulturique. La liqueur filtrée laisse déposer l’acide phényltartramique en mamelons roses ou en lamelles brillantes qu’on peut décolorer complètement par le charbon animal.
L’acide phényltartramiquecristalliseen lamelles incolores, très-solubles dans l’eau et dans l’alcool, moins solubles dans l’éther; il fond A 180° et se décompose partiellement en perdant de l’eau.
Pu éxYLTAr.TitA mates. — L’acide phényltartramique est monobasique.
Phényllartramale d'ammonium. — Masse cristalline efUorcsccnte, très-soluble. La solution de ce sel n’est précipitée ni par le chlorure de calcium, ni par le chlorure de baryum, ni par l’eau de chaux, mais elle donne un précipité blanc avec l'eau de baryte et un précipité jaune avec le chlorure ferrique.
Le phényllartramale d'argent,
C10II10 Az 05.Ag,
constitue une poudre blanche, un peu soluble.
Le phényltarlramate de baryum,
(G10 II10 Az05)2Ba,
est assez soluble dans l’eau bouillante et cristallise, par le refroidissement, en paillettes brillantes.
3° tartrimide. — On ne connaît jusqu’ici qu’un dérivé phénylé.
Phényltautiumide [Syn. Tartranile],
C10H9Az O4. = C4H404. Az C6HS
[Arppo, loc. cit.J. — Elle se forme, indépendamment de la dipliényltartramide, dans la décomposition du tartrate acide d’auiline; nous avons déjà dit plus haut comment on la sépare, au moyeu de l’eau bouillante, de la diphényltartramide qui est insoluble dans ce liquide.
La solution aqueuse suffisamment concentrée laisse déposer la phênyltartrimide qu’on purifie par plusieurs cristallisations dans l'eau en présence du charbon animal.
La phênyltartrimide se dépose de ses solutions bouillantes dans l’eau ou dans l’alcool, sous la forme d’une poudre blanche grenue ou de lamelles nacrées. Elle est peu soluble dans l’éther, mais se dissout aisément dans l’eau et dans l’alcool. Vers 200°, la phênyltartrimide grenue devient tristalline sans se décomposer; une partie se sublime et donne une masse laineuse ; vers 230°, elle fond en s’altérant. La phênyltartrimide n’offre aucune saveur ; elle rougit le papier de tournesol d’une manière sensible. A. H.
TARTRIQUES (ANHYDRIDES). — Théoriquement on peut faire dériver de l’acide tartriquo un grand nombre d’anhydrides : les uns sont do véritables anhydrides acides, les autres sont des dérivés éthérés. Jusqu’ici on n’a décrit que trois anhydrides tartriques, et encore leur étude estelle très-incomplète; ce sont ; l’acide ditartrique (acide tartralique ou isotartrique), C8 II10 O"; l’acide tartréliquo (anhydride tartrique soluble), G4 H4 O5, et l’anhydride tartrique insoluble, C‘U40*.
L’acide ditartrique, étant bibasique, doit être considéré comme un véritable anhyrdride acide,
= C*H*(0H,.|C0-H0H-0C|(H0)JHtct
L’acide tartrélique est monobasique; sa formule est donc probablement
dll