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C8IP08.K

— Poudre cristalline, très-soluble, mais non déliquescente.

Sel neutre. — Cristaux déliquescents.

Diacétyltarlrate de sodium, C8ll803.Na2. — Il cristallise en étoiles ou en longues aiguilles groupées en faisceaux autour d’un centre ; il est très-soluble.

Anhydride diacétyltartrique,

C8 II8 (yt = C‘ II* O8 (C* IDO)*

[Ballik, Wien. Acad. Ber., t. XXIX, p. 26; — Pilz, loc.cit.; — Perkin, loc. cit.]. Il se produit dans l’action du chlorure d’acétyle sur l’acide tartrique :

C*H606 -f- C2 H30.C1 = C*FP05 -f HCl -f C2H* O5,

C‘II‘05 + 2C2 H30.C1 = 2HC1 -)- C*H2 05(C2H30)s.

— On fait digérer au bain-marie, dans un appareil à reflux, 1 p. d’acide tartrique pulvérisé avec 2 à 3 p. de chlorure d’acétyle, jusqu’à ce que le tout soit entré en dissolution, et l’on chasse ensuite l'excès de chlorure d’acétyle et l’acide acétique au moyen d’un courant de gaz carbonique ; par le refroidissement le produit se solidifie en une masse cristalline qu’on met à égoutter sur de la porcelaine dégourdie, ou qu’on purifie par sublimation à 140° dans un courant de gaz carbonique sec.

L’anhydride diacétyltartrique est en aiguilles ou en prismes clinorhombiques fusibles, d’après Pilz, à 135°; d’après Perkin, à 126-127°; il se sublime lorsqu’on le chauffe avec précaution et entre en ébullition vers 250°, en se décomposant. Porté sur la langue, il est insipide au premier moment, mais au bout de quelque temps il offre une saveur acide.

Cet anhydride se dissout lentement dans l’eau et donne l’acide diacétyltartrique; il est trèssoluble dans l’alcool et l’éther, peu soluble dans l’essence de térébenthine ; il se dissout aussi dans la benzine et dans l’anhydride acétique, et cristallise de ces solutions en aiguilles,

ACIDE BENZOYLTARTRIQUE,

C11 II'°07 = CU130«.C7II80 [Dessaignes, Journ. de Pharm. (3), t. XXXII, p. 47J. — Un mélange d’acide tartrique et d'acido benzoïque fait dans la proportion des poids moléculaires est chauffé à 150°en vase clos; le produit de la réaction, qui est un liquide brun, est dissous dans l’eau bouillante ; l’acide benzoïque non com-

TARTRIQUES (ÉTHERS). — 2A6 — TARTR1QUES (ÉTHERS).

biné cristallise par le refroidissement et le liquide évaporé laisse un résidu soluble en partie dans le carbonate do sodium. On décolore la solution par le noir animal et on la sursature légèrement d'acide chlorhydrique ; l’acide benzoyltartrique se dépose en mamelons formés do cristaux microsopiques. Cet acide est plus soluble dans l’eau que l’acide benzoiquo, mais il est moins soluble dans l’alcool que ce dernier. Il fond à une température élevée en se décomposant.

Sa solution aqueuse ne précipite ni le chlorure ferrique, ni l’eau de chaux, ni le nitrate d’argent; elle produit un léger précipité dans une solution concentrée d’acétate de plomb.

Son sel ammoniacal précipite le chlorure ferrique en jaune clair; il est sans action sur le chlorure de calcium. Le sel d’argent CllHs01.Ag2 est un précipité blanc qui se forme lorsqu’on ajoute du nitrate d’argent à une solution de l’acide saturé au quart d’ammoniaque.

ACIDE DINITROTARTRIQUE,

C‘H‘Az2Oto = C4 H4 O6 (AzO2)2

[Dessaignes, Compt. rend., t. XXXIV, p. 731 ; Journ. de Pharm. (3), t. XXXII. p. 45], — L’acide tartrique en poudre très-fine se dissout rapidement dans 4P, 5 d’acide nitrique monohydraté; la solution, agitée avec un volume égal d'acide sulfurique, se prend en une bouillie blanche et ferme qui rappelle l’empois d’amidon. Cette bouillie est placée entre deux plaques poreuses, sous une cloche; après un à deux jours la majeure partie de l’acide sulfurique est absorbée parles plaques et l’acide dinitrotartrique impur se présente sous l’aspect d’une masse légère, blanche et soyeuse. On le purifie en le dissolvant dans l’eau à peine tiède et refroidissant aussitôt la solution à 0°; la liqueur se prend en une masse volumineuse composée de cristaux soyeux et enchevêtrés qui emprisonnent une grande quantité d’eau mère; on les écrase sur un entonnoir et on les sèche à la fin entre des doubles de papier.

La solution de l’acide dinitrotartrique dans l’alcool absolu est plus stable que la solution aqueuse et fournit quelquefois par l’évaporation lente des prismes assez volumineux, qui, d’après Chautard, agissent sur la lumière polarisée.

L’acide dinitrotartrique est très-instable; sa solution aqueuse à quelques degrés au-dessus de 0° dégage un mélange d’oxyde azotique et de gaz carbonique et renferme à la fin do l’acide tartronique et une petite quantité d’acide oxalique :

CO2 II CH.OAzO2 CH.OAzO2 CO2 II

CH. OII + CO2 -(- AzO + AzO2 CO2 II.

Acide tartronique.

Si la température de la solution d’acide dinitrotartrique est portée à 40 ou 50°, il ne se forme que de l’acide oxalique.

Le sel ammoniacal de l’acide dinitrotartrique chauffé avec du sulfliydrate d’ammonium se décompose avec effervescence et dépôt abondant do soufre; la solution filtrée donne, par la concentration, du tartrate neutre d’ammonium.

Dinitrotartrates d'ammonium. — L’ammoniaque ajoutée avec précaution à la solution de l’acide en précipite des prismes brillants do sel acide, C4HaAz2010. AzH1. Le sel neutre se prépare en saturant à 0° l'acide dinitrotartrique par l'ammoniaque.

Dinitrotartrate d’argent,

C4H2 Az202. Ag2 -j- II20.

— Précipité cristallin, peu stable, obtenu en ajoutant une solution de l’acide à du nitrate d’argent.

La solution de l’acide dinitrotartriquo donne un précipité cristallin dans l’ucétate de potassium; elle ne précipite l’acétate de calcium qu’après quoique temps ; enfin elle produit des précipités floconneux dans l’acétate de plomb et dans l’azotate mercureux.

III” Classe. — Étiiehs tartmques a radicaux d’alcools et a radicaux d’acides.

MONACÉTYLTARTRATE D’ÉTHYLE,

Cio hic qi = O H3 O6 (C2 II3 O) (C2 II5)2

[Perkin, Journ. Chem. Soc. London (2), t. V. p. 138; Bull, de la Soc. chim., 1808, t. IX, p. 222], — Lorsqu’on fait réagir à la température ordinaire le chlorure d’acétyle sur le tartrate d’éthyle (molécules égales), il se dégage du gaz chlorhydrique et il se produit, le monacétotartrate d’éthyle sous la forme d’une huile neutre, d’une saveur amère, ne distillant pas sans décomposition. Cet éther est un peu soluble dans l’eau et est séparé de cette solution par le chlorure de sodium. L’ammoniaque aqueuse le décompose à la température de l’ébullition et fournit un produit sirupeux. Le sodium le transforme en une matière gommeuse, le chlorure de benzoyle en une huile épaisse et incolore (acétylbenzoyl tartrate d’éthyle), en même temps qu’il se dégage de l’acide chlorhydrique.

DIACÉTYLTARTRATE D’ÉTHYLE,

C12H1808 = C* II2 O® (C2 II2 O) 2 (C2 II-’)2 [J. Wislicenus, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXIX, p. 175; Bull, de la Soc. chim., 1 804, t. II, p. 291 ; — Perkin, loc. cit.]. — On traite l’éther tartrique (I mol.) par le chlorure d’acétyle (2 mol.); il se dégage abondamment de l’acide chlorhydrique et la réaction s’achève à froid; si l’on a employé un excès de chlorure d’acétyle, on le retrouve dans le produit et on s’en débarrasse par distillation au bain-marie. Le diacétyltartrate d’éthyle brut est purifié par cristallisation dans l’alcool.

11 est sous forme de grands prismes incolores, paraissant appartenir au type anorthique; d’après Wislicenus, il fond à G3°,5, se solidifie de nouveau à 54° et bout à 288°, 5 (corrig ) ; d’après Perkin, il fond à 67° et bout à 294-298" en se décomposant très-légèrement

Il est très-soluble dans l’alcool et l’éther; on peut le faire cristalliser dans l’eau bouillante, mais les solutions alcalines le dédoublent en alcool, acétate et tartrate alcalins. Le sodium ne l’attaque pas.

ACIDE MONOBENZOYLÉTHYLTARTRIQDE,

C'MIi'O1 = C4H4 0° (C7 IP' O) (C2 II8)

[Perkin, loc. cit.]. — C’est l’éther monéthylique do l’acide honzoyltartrique décrit plus haut.

On saponifie le monobenzoyltartrate d’éthyle par une quantité convenable de potasse dissoute dans uno grande quantité d’alcool, on chasse l’alcool par distillation au bain-marie, et l'on précipite l’acide monobenzoylélhyltartriquc par l'acide chlorhydrique.

Il cristallise en aiguilles dures, réunies en faisceaux; il est .très-peu soluble dans l'eau, mais l’alcool et l’éther le dissolvent aisément. La potasse le décompose facilement.

Les eaux mères de la préparation de cet acide contiennent une notable proportion d’acide benzoyltart.rique.

MONOBENZOYLTARTRATE D’ÉTHYLE,

C15 II1807 = C* II3 0e (C7 H8 O) (C2 II5)2 [Porkin, loc. cit.]. — C’est l’éther diéthylique do

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l’acide benzoyltartiique. On le prépare en chauffant à 100° pendant 2 il 3 heures le chlorure de benzoyle (1 mol.) avec l’éther tartriquefl mol.) i le produit est lavé avec une solution de carbonate sodique et dissous dans l’éther.

Le monobenzoyltartrate d’éthyle constitue une huile incolore, épaisse, plus dense que l’eau; au contact de ce liquide, il se transforme au bout de quelque temps en une masse de cristaux prismatiques incolores, fusibles à 61°; le produit fondu peut rester longtemps en surfusion,, mais se solidifie immédiatement lorsqu’on y introduit une trace du corps cristallisé. Il distille on se décomposant. L’alcool et l’éther le dissolvent en toutes proportions; l’eau bouillante en dissout une petite quantité ; la solution se trouble en se refrodissant et laisse déposer dos cristaux prismatiques.

La potasse aqueuse n’attaque pas cet éther; la potasse alcoolique le transforme suivant la concentration et les proportions employées en alcool, acide tartrique et acide benzoïque, ou bien en alcool et acide benzoyléthyltartrique, ou encore en acide benzoyltartrique. Ghauiïé avec l’ammoniaque, il donne de l’alcool, de l’acide benzoïque et probablement de la tartramide et de la benzotartramide. Le sodium l’attaque lentement avec dégagement d’hydrogène.

Quoique cet éther renferme encore un oxhydryle alcoolique, on n’a pas réussi à y introduire un second groupo benzoyle; mais on a préparé un éther acétylbenzoyltartriquo par l’action du chlorure d’acétyle.

ACÉTYLBENZOYLTARTRATE D'ÉTHYLE,

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