T E I N T U R IC
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faite avec une planche épaisse bien dressée et solidement établie sur un bâti. On en recouvre la surface de deux ou trois couvertures de laine destinées à faire matelas et d’un doublier en toile. L’une des extrémités porto un rouleau sur lequel est enroulée la pièce à imprimer. L’ouvrier tire à lui une portion du tissu, l’étale sur la table D, et lorsque l’impression est terminée, il fait passer la pièce sur des roulottes horizontales E situées au-dessus de l’extrémité opposée de la table.
Perrotine, ou machine à imprimer d’une manière continue â la planche plate en relief- On doit à M. Perrot (t. XLVIII des Brevets expirés)
l’invention d’une machine assez compliquée qui permet d’exécuter mécaniquement et d’une manière continue l’impression des tissus au moyen de planches plates gravées en relief. Cette machine, très-employée autrefois, n’existe plus que dans quelques fabriques et no sert qu’exccptionnellement dans quelques cas particuliers.
La figure 740 représente la section verticale do la perrotine, dont nous ne donnerons ici qu’une idée très-sommaire, laissant de côté les détails compliqués du mécanisme.
Elle se compose essentiellement : 1" d’un bâti en fonte A sur lequel sont attachées les pièces fixes; 2° d’une table en fonte B. qui a trois faces
Fig. "-15. — Table d'impression à baquet.
bien dressées 1,1, 1, sur lesquelles s’opère l’impression. Elle porte à ses quatre angles des rouleaux 2, 2,2,2, garnis de pointes d’aiguilles rayonnant à leur surface et saillant de 4 il 5 millimètres, afin d’empûcher le glissement des toiles qui passent dessus ; 3° des chariots C portant les planches gravées 3, 3, qui sont en bois, en cuivre, ou formées de clichés en alliage fusible fixés sur des planches en bois. Les planches sont vissées sur des plateaux 4, 4, montés à coulisse sur les chariots. La manipulation pour le changement des planches est alors très-facile. Les chariots glissent dans des coulisses; le mouvement leur est imprimé par des arbres à manivelle dont lés supports reposent sur le bâti; 4° des châssis à couleur D sont articulés avec des leviers qui | reçoivent du moteur général le mouvement qui j convient à leur fonction; ces châssis, mobiles dans des coulisses placées sur les côtés de la table, prennent la couleur sur les rouleaux 10, des distributeurs, en glissant tangentiellement à ces rouleaux; la couleur est étendue bien uniformément par des brosses fixes. Les planches viennent prendre leur couleur sur les châssis dont lo fond bien plat est garni de drap ; 5° des distributeurs mécaniques E sont composés chacun d’uno auge en bois ou en cuivre, remplie de couleur, d’uno paire de rouleaux en cuivre 10 et d’autres rouleaux qui se chargent de la couleur dans l’auge et la donnent aux rouleaux 10 couverts de drap. C’est en passant sur ces rouleaux que les châssis, dont lo fond est une étofîe de laine, se chargent d’une quantité convenable de couleur qui est étendue par les brosses; 7° delà toile sans fin, du doublier et des pièces propres à les recevoir. La
toile sans fin F, ordinairement en drap, embrasse un rouleau 23 , garni de pointes d’aiguilles rayonnantes à la surface, afin d’empêcher le glissement des toiles qui passent dessus; elle circule en descendant sur un rouleau garni de drap qui l’étend et ôte tous les plis, passe sur un nouveau rouleau, puis embrasse les trois branches do la table en s’appuyant sur les rouleaui 2, enfin remonte d’où elle est venue.
Le doublier en gros drap ou forte laine passe à travers des barres élargisseuses et se réunit sur le rouleau 23 à la toile sans fin F qu’il suit dans son parcours. L’étoffe enroulée sur une ensouple II passe entre des règles élargisseuses et se superpose â la toile sans fin et au doublier.
Les trois coups de planche se donnent au môme instant; aussitôt après les planches reculent, l'étoffe, le doublier et la toile sans fin avancent d’une largeur de planche; pendant ce temps, les planches se sont rechargées de couleur sur le châssis et viennent de nouveau s’appuyer sur le tissu. Tel est en résumé le mécanisme de cette machine très-remarquable.
Impression au rouleau. — Aujourd’hui, en dehors de la planche et de la table à imprimer, on fabrique presque toutes les toiles peintes au moyen de la machine connue sous le nom de rouleau (fig. 747).
Le principe sur lequel est fondée l’impression dans cet appareil, est tout différent de celui de la planche. Lo dessin, au lieu d’être en relief, est gravé en creux à une faible épaisseur, variable du reste avec lo dessin, dans un rouleau en cuivreou en laiton G. Ce rouleau, qui tourne sur son axe horizontal, est recouvert de couleur con-
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renablement épaissie, soit en plongeant à demi dans une auge qui la renferme, soit en frottant contre un autre rouleau A garni de cuir qui, lui, plonge à moitié dans la couleur (rouleau fourmsseur). Une lame d’acierr bien dressée, animéed un léser mouvement de va -et -vient dans le sens de
l’axe du rouleau, et appuyée contre ce dernier, enlève exactement toute la couleur, qui ne P pas les cavités de la gravure. C est la racle. Le iouleau est appuyé fortement contre un tam horizontal B métallique, et entre les deux passent d’un mouvement continu, et dans 1 ordre sui-
zi
Fig. 146. — Perrotine.
A. Bâti en fonte. — B, Table en fonte avec trois faces. 1,1, 1. — 2, 2, 2, 2ô, 21. 23. Rouleaux tenseurs. — 28, Régie élargisseuse.— C, C', C", Chariols portant les planches 3, 3, 3. — D, D'. D", Châssis à couleur. — 4, 4, 4, Plateaux sur lesquels les planches sont fixées. — 5, 5, 5, Arbres à manivelle pour le mouvement des chariots. — *7 , 7, 7, fourches articulées dans lesquelles jouent les manivelles. — 10, 12, Système de rouleaux-fournisseurs. — 11, Brosses fixes. — E, Auges à couleur. — 8, 8, Ressorts liés au chariot pour en opérer le mouvement rétrograde. — 15, Vis à caler les auges E. — F, Drap sans fin et doublier. — H, G, Tissu. — 9, Contre-poids.
vant, en allant du tambour au rouleau : 1° un drap caoutchouté, formant matelas élastique et fi" un. doublier en tissu D, analogue à celui que l’on imprime : on emploie souvent, à cet effet, lés pièces écrues; 3° la pièce à imprimer T. On comprend que celle-ci, fortement pressée contre lo rouleau, pénètre, grâce à l’élasticité du drap, dans les creux de la gravure, et enlève la couleur qui s’y trouve. Si nous donnons maintenant au tambour central des dimensions convenables. nous pourrons placer sur son pourtour jusqu’à douze ou même vingt-quatre rouleaux, dont chacun correspond à une couleur déterminée, «t dont los diverses gravures se rapportent, et
imprimersimultanémentun dessin à plusieurs couleurs (fig. 748). Le doublier et le tissu sont enroulés chacun à part sur des rouleaux en bois et se déroulent à mesure du travail. Le drap caoutchouté forme une toile sans fin, qui monte et redescend sans cesse. On évite les plis en faisant passer le doublier et le tissu sur un nombre suffisant de roulettes et de règles élargisseuses qui les maintiennent bien tendues. Le mécanisme qui communique à tous les organes de cette machine un mouvement convenable est très-compliqué, et sa description ne peuvent trouver place ici (voir Persoz, Impression des tissus, et le Dictionnaire des arts et manufactures de Laboulaye). La
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racle est un des organes les plus délicats de cet appareil, et à l’omretien duquel il faut le plus
Fig. 747. — Rouleau ou machine à imprimer d’une manière conlinue. Organes essentiels de la machine.
veiller. On conçoit, en effet, que, pour peu que la
lame d’acier n’appuie pas convenablement sur la surface du cylindre, il restera de la couleur qui salira des parties blanches. L’introduction de cette machine est une des plus belles conquêtes de la mécanique dans le domaine de l’industrie dont il s’agit.
La pièce et le doublier passent après l’impression le long de plaques de tôle doubles, rivées et disposées parallèlfement à une petite distance. Dans l’intervalle circule de la vapeur; on arrive ainsi à une dessiccation rapide de la pièce.
Comme intermédiaire entre l’impression intermittente à la planche et l’impression au rouleau gravé en creux, on a employé à un certain moment une machine appelée plombine (fig. 749), j qui réalisait l’impression continue avec un rou- ! leau en relief.
H.tambonr presseur, G, rouleau gravé en relief.
| Entre H et G, circulent d’une manière continue , un drap élastique, un doublier et le tissu T. La couleur est fournie à G par le drap sans fin, D, E, G, qui prend lui-même la couleur aux rouleaux fournisseurs A et B, le premier plongeant dans l’auge à couleur. Le rouleau T répartit b couleur uniformément sur le drap.
La presse écossaise, destinée à produire des enlevages sur tissus teints uniformément et principalement en rouge turc, presse dont la figure 75Ü donne une idée sommaire, repose sur les principes et les dispositions suivantes :
Fig. 748. — Machine à Imprimer au rouleau (quatre couleurs;.
X . Rouleau de pression. — c, c, d, f, Rouleaux gravés. — b, b, Rouleaux fournisseurs. — V> V> V|S de pression — O, Rouleau tenseur. — R, Rouleau sur lequel est enroulé le tissu. — S, Règle élargisseuse. . q , liras en kir supportant R, — ni' il' o', Contre-poids, leviers et tiges pour régler le jeu de la machine. — r, r. Ressers*
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Iteprésentons-nous une pile d’étoffe pliée de la dimension des mouchoirs (c'est à ce genre de fabrication que s’applique cette impression) , soumise à l’action d’une presse puissante entre deux plaques de plomb sur lesquel es sont
pratiquées des ouvertures correspondant exacte- Il . x «n-
ires et qui font office de dessins (pois, onatis, croix, croissants, etc.); puis concevons un liquide arrivant par un mécanisme et des appareils convenables au haut de la pile d'étoffe et pénétrant par les ouvertures de la plaque, au travers de tous les plis pour en ressortir par les ouvertures inférieures.
g, g, plaques gravées fixées aux blocs Cet D.
h, h, rouleaux pour faire passer les pièces de la presse dans des baquets remplis d’eau.
La c/i ambre à ramer se compose ordinairement d’une table rectangulaire ayant un peu plus de la longueur d’une pièce. Un cadre dont les côtés sont mobiles sert il tendre la pièce , au moyen de petits picots.
Le tissu étant légèrement humecté et fixé, on écarte les parties latérales du cadre, de manière à tendre les fils, qui, en se desséchant dans cette position sous l’influence d’une douce chaleur reprennent leurs rapports normaux. La dessiccation peut être accélérée au moyen de ventilateurs à palettes, mis en mouvement au-dessus de la pièce.
CoDLEuns- Vapeur. — Les imprimeurs sur étoffes obtiennent la fixation d’un grand nombre de couleurs, en soumettant les pièces après l’imprèssion et le séchage à l’action plus ou moins prolongée de la vapeur d’eau. Le genre vapeur, qui permet, grâce aux machines à plusieurs couleurs, d'imprimer à la fois et de fixer simultanément, par une seule opération, toutes les nuances d’un dessin, a pris dans la fabrication des toiles peintes un très-grand développement , s’expliquant par la simplicité de la manipulation.
Dans ce genre rentrent ;
1° les couleurs insolubles fixées à l’albumine;
2“ les préparations renfermant les matières colorantes nouvelles, dérivées de l’aniline et de ses homologues. S’agit-il de la laine et de la soie qui possèdent par elles-mêmes la propriété de se combiner avec ces matières colorantes, il suffit d’y appliquer leur dissolution convenablement. épaissie, et de vaporiser pour provoquer une véritable teinture sur place. Pour le coton, le tissu aura dû subir une préparation préalable, afin de lui faire acquérir la propriété qui lui manque naturellement d’attirer les matières colorantes ; ou bien on doit ajouter à la couleur d’impression de l’albumine ou tout autre agent qui servira de mordant.
3" Les anciennes couleurs-vapeur dans lesquelles entrent d’une part les matières colorantes naturelles, susceptibles de se fixer par le concours de mordants minéraux et que l’on emploio sous forme d’extraits ou de décoctions; d’autre
i part, une préparation métallique, capable de fournir à la matière colorante l’élément basique qui lui est nécessaire pour former une laque.
Dans ce cas, la matière colorante et le mordant se trouvent en présence dans la couleur à imprimer à l’état do dissolution. La vapeur d’eau détermine la précipitation de la laque dans les pores de la fibre.
11 y a* donc à la fois mordançage et teinture. La fixation d’une couleur-vapeur peut être considérée comme une véritable teinture locale. Dans beaucoup de cas, les couleurs composées d’après les principes précédents, se fixent spontanément j lorsqu’on les applique sur tissu et qu’on abandonne celui-ci à. lui-même dans un endroit tiède et aéré, en faisant intervenir le temps. Il résulte de là qu’un certain nombre de couleurs dites d'application se rapprochent des couleurs-vapeur ; la différence réside dans les conditions de temps et de température qui déterminent la fixation. Cependant une couleur d’application n’est jamais aussi résistante au lavage que la couleur-vapeur correspondante.
Le rôle fixateur de la vapeur d’eau a été étudié par M. Chevrcul. 11 résulte des observations de ce chimiste, qu’elle n’agit pas uniquement comme moyen calorifique, car on n’arrive pas à la remplacer par la chaleur sèche. On comprend , en | effet, que l’eau doit jouer un rôle important dans les réactions qui déterminent la fixation. D’un ' autre côté, une vapeur trop humide, chargée ! d’eau condensée, nuirait à la pureté du dessin et produirait des coulages. C’est au fabricant à se placer entre ces deux extrêmes, et à déterminer les conditions convenables. 11 est à remarquer aussi qu’il convient d’éviter l’emploi simultané de couleurs qui, au vaporisage, pourraient se nuire par la nature des vapeurs acides ou alcalines qui tendent à se dégager. Ainsi, on ne peut fixer simultanément un rouge-vapeur et un bleu d'outremer, vu que les vapeurs acides qui se dégagent pendant le vaporisage détruiraient l’outremer.
En traitant des principales matières colorantes, nous donnerons les indications plus spéciales sur les couleurs-vapeur. D’après la nature des produits qu’elles renferment, il sera facile de se rendre compte de la manière dont elles se fixent. Les principes généraux de la fixation des couleurs peuvent tous trouver leur application ici.
Les conditions spéciales du vaporisage, température, pression de la vapeur, degré d’humidité, durée, varient avec la nature des coulcurs-va- ! peur qu’il s’agit de fixer. Ainsi la fixation des rouges, roses et violets vapeur à l’alizarine, exige beaucoup plus de temps que celle dos couleurs albumine, pour lesquelles l’effet est pour ainsi dire instantané.
11 nous reste à parler des appareils employés pour faire intervenir la vapeur.
Un des plus anciens est connu sous le nom de colonne (fig. 751). 11 est formé d’un cylindre en cuivre E percé de trous sur toute sa surface et terminé par des tubes plus étroits munis de robinets b, b, d,d. Ce cylindre communique par le tube fixé à sa base inférieure, avec un générateur à vapeur ; une sphère creuse A, interposée, sert à retenir l’eau condensée dans le trajet. Le tissu, muni d’un doublier, est enveloppé autour du cylindre recouvert lui-même d’une chemise en toile; on recouvre ensuite le tout d’une chemise en laine c qu’on fixe au moyen d’une forte ligature autour des deux tubes extrêmes. On commence par ouvrir les doux robinets, et lorsque le cylindre est suffisamment échauffé par le passage de la vapeur, on ferme le robinet supérieur, pour forcer celle-ci à traverser le tissu. Cet appareil n’est plus guère employé que pour les essais de laboratoire.
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Lu vaporisage tel qu’il s’effectue de nos jours peut se diviser en vaporisage à haute pression, vaporisage à moyenne pression , vaporisage à basse pression. Dans le premier système rentre la colonne, aujourd’hui abandonnée. Le nouvel
appareil do MM. André Kocchlin et C*' (fig. 752), se compose d'une chaudière cylindrique en tôle de fer A de 3m,30 de hauteur sur 2'",; 01) de diamètre. La vapeur entre par un robinet d’admission b en bronze do 3,u,50 d’ouverture. La pression inté-
Fig. 730. — Tresse écossaise.
a n Plaques gravées fixées aux blocs C et D. — //, h, Rouleaux pour faire passer les pièces de la presse dans des baquets remplis d'eau. - E. Cylindre de la presse. - B, B, Colonnes en fer. — F, Socle. — A, Chapiteau.
a, b, Tubes pour amener le liquide. — H, Réservoir. — d, d. Manomètres. — G, Cuve pour recevoir
les pièces.
rieure est de 3,05 atmosphères, d, tuyau d’écoulement de l’eau et de la vapeur. B, double fond percé de trous et couvert de toile, a. supports pour les pièces, o, p, leviers et poids pour la soupape.
Un pareil vaporisage n’est bon que pour les tissus très-épais, tels que les moleskines; il ne conviendrait pas non plus à certaines couleurs telles que les couleurs d'alizarine, ni pour les couler.cs acides.
Le système à moyenne pression utilise une armoire en tôle de fer, en bois ou en briques recouvertes de ciment de 2 mètres de haut et d’une
largeur convenable pour les pièces, armoire fortement construite et fermée par une porte en fonte. On y met les tissus do plusieursmanières : tantôt on les enroule et on les met dans des sacs que l’on suspend au moyen de crochets ou de lattes, en formant deux étages de pièces; ou bien on enroule les pièces par la méthode à poches tournantes (fig. 754). Los pièces sont préalablement enroulées avec un doublier sur un trinquet en bois (fig. 753), dont deux des bras sont en coulisse dans l’arbre du centre, et qui est recouvert d une chemise de toile d’emballage doublée en calicot; le tissu lui-même est recouvert d’une toile dembal-
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laee. Le tissu étant une fois enroulé et disposé, on -approche lcsdeux bras du trinquet, et on 1 enlève sur un rouleau en cuivro garni de drap, que 1 on place horizontalement dans la chambre a vaporiser. On dispose ainsi une série de plusieuis rouleaux les uns à côté des autres.
Pour les genres avec orange de chrome, onse sert de doubliers préparés en acétate do. plomb. Pour les couleurs acides , on prépare les ü oubliera en les foulardant dans un ba n composé de eau 10 litres: — craie, 0k,500; — leiocome, 0k 750 pour un doublier. On sèche au cylindre. Un se sert aussi de doubliers canevas, qu, laissent mieux passer la vapeur. .
Quelquefois on pend les pièces en les plian
Fig. 751. — Fixation des couleurs par la vapeur.
et en les attachant avec des ficelles aux crochets du cadre d’un chariot qui est ensuite introduit dans l’armoire.
La vapeur du générateur est de 5,5 atmosphères, celle du condensateur, de 4,5 ; la pression de la vapeur dans l’armoire est de 1 à 0,5 atmosphère. Le tuyau d’admission est muni d’un manomètre et de disques permettant de régler le débit. Un cadran manomètre adapté à. l'extérieur de la cuve indique la pression intérieure. La vapeur sort dans le fond de la caisse par un tuyau percé de trous. Un double fond percé do trous et garni de toile d’emballage séparé l'espace inférieur où arrive la vapeur, de lu chambre où sont suspendues les pièces. On évite ainsi les projections de gouttelette, liquides.
Le haut do la cuve est recouvert de toiles d'emballage pour éviter la condensation de gouttes qui retomberaient sur les pièces. L’eau condensée sort par un robinet qui est au bas de la cuve.
Le vaporisage à moyenne pression est boD pour dos couleurs-vapeurs aux bois colorants. Pour
les couleurs alizarines, le vaporisage doit être gradué, à basse pression. On monte de vingt en vingt minutes, pour atteindre en deux heures une demi - atmosphère. On peut remplacer l’emploi direct de la vapeur du générateur par celle produite par l’ébullition de l’eau placée dans l’espace inférieur que l’on fait bouillir au moyen de la vapeur du générateur.